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Difficile de circuler aujourd’hui dans la ville de Bamako sans tomber sur des tas de feuilles ou d’écorces d’arbre déposés au beau milieu de la chaussée, très souvent dans les ronds-points et autres carrefours de la capitale. Ces médicaments traditionnels « foura » en bamanankan sont volontairement jetés à ces endroits pour que les usagers de la circulation roulent dessus comme quoi les vœux de ceux qui sont venus les déposer seraient exaucés.

Pour en savoir davantage, nous avons approché un guérisseur traditionnel. D’après ses explications, c’est une pratique ancestrale qui est en cours dans la société pour diverses raisons : recherche du bonheur, d’argent, du pouvoir, ascension sociale. En effet, les gens se lavent d’abord avec ces feuilles ou écorces d’arbre avant de les déposer sur la voie publique conformément aux recommandations de leurs féticheurs ou marabouts.

À croire notre interlocuteur, tant que les usagers roulent là dessus, les vœux des gens qui sont venus les déposer seraient exaucés. Comme par exemple, guérir une maladie, avoir de l’argent ou une promotion sociale. En un mot, c’est la quête du bonheur qui les pousse à faire cette pratique. Le hic est que ces gens-là essayent de réaliser leurs voeux tout en créant des problèmes aux autres. En effet, la présence de ces «tas d’ordures» au milieu de la route peut provoquer des accidents. En plus, ils rendent davantage insalubre notre capitale. Ce n’est pas les travailleurs de la société Ozone qui diront le contraire.

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