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La caisse achève l’exercice 2020 sur des résultats satisfaisants

S’identifier par son slogan : «Servir et accompagner», assurer la pérennité du paiement des pensions, s’inscrire dans la modernité et la satisfaction des pensionnés. C’est le crédo des premiers responsables de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). En tout cas, cette volonté transparaît dans les intentions et les actes des administrateurs de l’entreprise de sécurité sociale qui étaient réunis, jeudi dernier, à la faveur de la 23è session de son conseil d’administration dans ses propres installations, ont acté cette ambition. La réunion était dirigée par le conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, Sékou Oumar Dembélé, en présence de la directrice générale de la CMSS, Diéminatou Sangaré. Les administrateurs ont examiné et amendé les différents documents soumis à leur approbation. Ils ont opiné sur les procès–verbaux (PV) des 21 et 22è sessions, le rapport du commissaire aux comptes sur les états financiers de l’établissement, au titre de l’année 2018. Ils se sont aussi prononcés sur l’exécution du budget pour le premier semestre de l’année qui s’achève et la mise en œuvre du plan d’actions 2020 à la date du 30 septembre.
Ceux qui doutaient de la capacité de résilience de la CMSS dans un contexte défavorable peuvent revoir leur copie parce que l’entreprise de sécurité sociale a su faire face à la bourrasque qui aurait plombé les ailes à bien d’autres entreprises. Aujourd’hui, elle a vraiment la frite et achève l’exercice 2020 sur des résultats satisfaisants.

Pour le conseiller «la situation financière de la Caisse était caractérisée par un déficit structurel découlant du déséquilibre de la branche vieillesse. à la suite de la réunion de cadrage entre la CMSS et la direction générale du budget, cette branche ressort équilibrée à partir de 2020. Ce qui était considéré comme subvention d’équilibre représentait en réalité la part des cotisations de l’état», et Sékou Oumar Dembélé de préciser que si la tendance se poursuit, la CMSS passera dans les prochaines années de la subvention d’exploitation et dégagera des excédents pour constituer des réserves.
Diéminatou Sangaré a rappelé que la Covid-19 a impacté les activités de sa structure. Mais pour elle, il est clair que le bilan a mi-parcours est positif. «La bonne nouvelle est l’équilibre du régime des pensions et cette tendance va se maintenir», a expliqué la patronne de la CMSS.
 L’établissement a aussi pu mobiliser les ressources nécessaires pour payer les pensions dans les délais, atteindre des résultats probants, en termes de ratios de gestion et de performance de la Conférence internationale de prévoyance sociale (CIPRES), mais surtout bien assurer la délégation de gestion du régime d’Assurance maladie (AMO). Pour elle, les défis sont multiples, notamment assurer la pérennité du paiement des pensions, maintenir l’équilibre de la branche vieillesse pour ensuite passer à une situation d’excédent budgétaire.

La directrice de la CMSS a rappelé aussi la nécessité de s’inscrire dans une vision globale de progrès continu à travers la modernisation de l’entreprise. Si l’on s’en tient aux indicateurs de performances de la CIPRES, on est en droit de tresser des lauriers à l’administration actuelle de la CMSS parce que le ratio de recouvrement pour le premier semestre de l’année est de 94,21% pour une norme CIPRES, fixée à 90%. D’autre part, le ratio de gestion, communément appelé ratio de fonctionnement rapporté aux dépenses totales sur la période est de 8,95% pour une norme inférieure à 15%, soit un peu mieux que ce qui est requis. L’administration actuelle de la CMSS a aussi apporté une innovation majeure, notamment le paiement des pensions par Orange money qu’elle ambitionne d’étendre à une bien plus grande échelle. Parce que cette innovation a été perçue par les pensionnés comme un véritable bol d’air. Sur une prévision annuelle d’un peu plus de 126,6 milliards de Fcfa, le budget a été exécuté en recettes et en dépenses à hauteur d’un peu plus de 89,5 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution de plus de 70%. Il est utile de rappeler aussi que 97,34% des pensions émises ont été effectivement payées sur la période.

Bréhima DOUMBIA

autho

Bréhima Doumbia

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