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La vraie reprise de l’activité économique mondiale devrait finalement attendre 2022, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dévoilé dimanche soir. Cette agence onusienne redoute même un nouvel effondrement en 2021. Cela à cause des risques liés à la dernière vague de la pandémie, le rythme du déploiement des programmes de vaccination et des mesures de soutien économique, la fragilité des situations macroéconomiques dans les principaux marchés émergents et l’incertitude quant à l’environnement politique mondial en matière d’investissement.

Doute provoqué et entretenu essentiellement par les effets pervers encore perceptibles de la première vague de la Covid-19. Infection planétaire face à laquelle des états fragiles comme le nôtre ont dû réajuster leur budget d’investissement et de fonctionnement. Le Mali a, à cet effet, adopté un Plan de riposte à la Covid-19. Dont l’état d’exécution est détaillé dans le Rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Selon ce document, publié en décembre dernier, cette stratégie de riposte sanitaire et socioéconomique du gouvernement a été évaluée à 515,144 milliards de Fcfa.

Ce montant est réparti entre les dépenses de santé (57,2 milliards), les mesures d’appui à l’économie, aux entreprises et aux ménages (232,9 milliards), l’incidence de la baisse de l’activité économique sur les recettes (225,0 milliards de Fcfa). L’objectif visé est le renforcement des moyens des structures sanitaires, l’appui aux ménages, le soutien aux entreprises affectées par la crise, notamment des appuis financiers ainsi que des exonérations et des remises d’impôts et la relance économique.
«Les dépenses de santé devraient renforcer les moyens des structures de santé par l’allocation d’un budget supplémentaire au ministère de la Santé et des Affaires sociales en vue de la prise en charge des dépenses de santé contre la maladie à coronavirus pour un montant de 40 milliards de Fcfa soit 0,4% du Pib, dont 6,3 milliards de Fcfa précédemment annoncés», précise le rapport. à ce montant s’ajoute, selon le document, l’appui des partenaires internationaux, notamment, les financements de la Banque mondiale pour le projet d’urgence santé, d’un montant de 15,6 milliards de Fcfa et de la Minusma pour 1,6 milliard de Fcfa soit un total de 57,2 milliards de Fcfa.

Ces mesures de réponse prennent en compte les annonces de financement additionnel des Partenaires techniques et financiers pour un montant total de 393,6 milliards. Elles sont composées de 378 milliards de Fcfa d’appui budgétaire général (BOAD, AFD, FMI, Bad, BM) et 15,6 milliards de Fcfa d’appui projet. Un effort de guerre qui pourrait, sans doute, augmenter «du fait des dépenses imprévues consacrées au plan de riposte sanitaire». Conséquence : les charges publiques augmentent, l’économie tourne au ralenti. L’incidence de la baisse de l’activité économique sur les recettes est évaluée à 274 milliards de Fcfa, confirme le rapport.

Cheick M. TRAORÉ

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Cheick Moctar Traoré

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