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Le chef d’État-major général des armées, le général Oumar Diarra, a présidé hier dans un hôtel de Bamako, la cérémonie d’ouverture des travaux de la réunion annuelle du conseil des chefs d’État-major des pays membres du Comité d’État-major opérationnel conjoint (Cemoc). L’organisation qui regroupe le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger s’étend de la frontière libyenne à l’Est à celle du Sahara espagnole à l’Ouest. La zone d’intérêt commune est longue d’environ 1.956 kilomètres.

Dans son discours d’ouverture, le chef d’État-major général des armées du Mali, président en exercice sortant du Cemoc, a indiqué que la vocation de cette organisation est d’œuvrer à assurer aux populations de l’espace, les conditions optimales d’un développement harmonieux auquel elles aspirent légitimement.
Selon le général Oumar Diarra, cette réunion, faisant suite à la rencontre annuelle de Tamanrasset, fera le point des opérations militaires conjointes transfrontalières (OMCT) effectuées au cours de l’année 2020. «Elle statuera également sur l’état d’avancement des différents projets sécuritaires relevant de l’axe défense et sécurité des États membres du Comité», ajoutera l’officier général. Il a fait savoir que tous les efforts déployés seront vains si la sécurité et la paix ne règnent pas dans l’espace du Comité.
Auparavant, le chef d’état-major du Cemoc, le colonel-major Abdoul Faye du Mali, avait procédé à la présentation sommaire du Comité conjoint, fait le bilan d’exercice annuel des activités et proposé de meilleures solutions pour la nouvelle année.

L’on retient de cette présentation que le Cemoc a pour objectifs de lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée le long des frontières des pays membres ; de favoriser les échanges d’informations en temps réel entre les différentes forces. Pour atteindre les objectifs ci-dessus cités, le Comité d’État-major opérationnel conjoint est chargé, entre autres, de gérer et de maintenir en état de fonctionnement les réseaux de communication radio sécurisée, pour l’échange en temps réel de renseignements et d’informations sécuritaires ; de mettre à jour les documents réglementaires de coordination et de coopération.

En termes de difficultés rencontrées lors de l’exercice écoulé, figure en bonne place la non effectivité des rencontres au niveau des bornes frontières en raison de la Covid-19. Mais aussi la lenteur du système de géo localisation dans le cadre des poursuites sécuritaires le long des frontières. En vue d’améliorer le fonctionnement de l’organisation commune, le colonel-major Abdoul Faye a recommandé, entre autres, de rendre opérationnelle la cellule logistique afin d’assurer efficacement les patrouilles ; conjuguer les opérations militaires par les efforts politiques soutenus en vue d’éradiquer le phénomène du terrorisme transfrontalier. De même, prévoir un drapeau Cemoc installé au siège de l’organisation auprès des autres emblèmes nationaux…

Pour sa part, le représentant du chef d’État-major de l’armée algérienne a rappelé que les efforts de son pays, ayant trait à la fourniture de matériels et à la formation de composantes maliennes, visent à permettre au Mali, de disposer de potentiels de combat à même de sécuriser notre frontière commune. «Dans ce cadre, l’Algérie est disposée à examiner d’autres demandes en la matière, pour permettre à l’armée malienne de se déployer dans la partie nord de son territoire», a assuré le général-major Kaïdi Mohamed, ajoutant que cette offre concerne également les frères Nigériens et Mauritaniens.

À l’issue des travaux, le président en exercice sortant du Cemoc, le chef d’État-major général des armées, général Oumar Diarra, a passé le témoin au rentrant, son homologue de la République islamique de Mauritanie, le général Mohamed Ould Bamba Ould Meguett.
La cérémonie a enregistré la présence des chefs d’État-major ou représentants des pays membres du Cemoc.


Aboubacar TRAORÉ

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Aboubacar Traoré

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