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La Banque nationale de développement agricole (BNDA) a tenu la 138è séance de son Conseil d’administration, le vendredi dernier au siège de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD). Covid-19 oblige, la rencontre s’est tenue par visio conférence avec différents partenaires en France et en Allemagne. Ordre du jour : examen et adoption du Plan de développement à moyen terme (PMT7) 2021-2025 et du budget 2021.
Le PTM7 a été élaboré dans des circonstances exceptionnelles. Cependant, il a intégré tous les facteurs de risques pouvant peser sur la banque dans son environnement, son organisation, sa gestion et dans ses relations avec les autres agents économiques. Il paraît aujourd’hui évident qu’un nouvel ordre bancaire va naître des conséquences de la maladie du coronavirus dans l’espace Umoa tant la pandémie a bouleversé les habitudes de travail, les comportements des clients et l’adaptation aux outils de travail.

Ainsi introduit, le président du Conseil d’administration de la Banque verte, Moussa Alassane Diallo a ensuite décliné les choix stratégiques du Plan de développement à moyen terme 2021-2025. Il s’agit là de diligenter rapidement la forte croissance de la clientèle et l’approfondissement de la pénétration financière et bancaire, définir le modèle de distribution de la Banque à l’horizon 2025 et s’organiser pour répondre aux défis de la croissance et du développement, a expliqué l’ancien président directeur général de la BNDA.

Au plan budgétaire, la BNDA possède 389 milliards de Fcfa en fonds propres. Elle prévoit d’octroyer 539,825 milliards de Fcfa de crédit, ce qui marque une nette hausse de 5,2% par rapport aux réalisations estimées en décembre 2020 à 513,136 milliards de Fcfa. Par ailleurs, la collecte de dépôts devrait progresser de 8,91% pour atteindre 389,771 milliards de Fcfa avec une prédominance de la collecte des dépôts à vue qui représentent 64,66%, soit 252,027 milliards de Fcfa.
Le directeur général a félicité ses collaborateurs pour ces résultats obtenus par la Banque. En effet, selon Souleymane Waïgalo, ils ont atteint 95% de leur objectif 2020. Il espère atteindre, d’ici la fin du PMT 7, un Produit net bancaire (PNB) de près de 60 milliards de Fcfa, en augmentation de plus de 37%, 500.000 nouveaux clients, un résultat net d’au moins 15 milliards de Fcfa, un ratio de solvabilité à 17% pour une norme de 11,5% et un ratio de liquidité de 105% pour une norme de 75%.

Toutefois, l’administrateur général affirme avoir fait face à différents challenges. La Covid-19 a fortement affecté leur activité. L’importation des matières premières et l’exportation du coton sont fortement affectées ainsi que la baisse du prix de l’Or blanc sur le marché international. En outre, les paysans n’ont pas produit de coton alors que le secteur a reçu un financement à hauteur de 130 milliards de Fcfa par le système bancaire national, note-t-il. Ajoutant que plusieurs clients, dont les cultivateurs et opérateurs économiques rencontrent des difficultés pour rembourser leurs prêts.

Pour Souleymane Waïgalo, la crise sécuritaire constitue également un véritable problème. En ce sens qu’ils sont, selon lui, obligés de réduire leur financement et même rejeter certaines demandes d’investissement. Il s’agit des zones comme Diré, Tombouctou et le Delta central, etc. Malgré le fait que les équipes de la Banque ne peuvent plus se rendre sur le terrain, elles continuent de soutenir ceux qui payent régulièrement leur crédit.

Oumar SANKARÉ

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Oumar Sankaré

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