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Les membres de l’institution sont réunis depuis hier au Centre international de conférences de Bamako pour une séance plénière dans le cadre de la session extraordinaire de janvier 2021. L’ordre du jour comporte des questions orales adressées à quatre membres du gouvernement

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation était appelé à répondre en premier aux questions orales du membre du CNT Adama Fomba. À cause de son indisponibilité pour cause de voyage avec le chef de l’État à Nouakchott, c’est son collège de l’Éducation nationale Pr Doulaye Konaté qui a été le premier membre du gouvernement à se prêter à cet exercice marquant le baptême du feu pour le CNT.

L’auteur des questions voulait savoir les mesures prises pour protéger les apprenants et le personnel enseignant contre la Covid-19. Il voulait aussi savoir si les mesures barrières sont respectées dans tous les établissements, si tous les établissements sont dotés de moyens de protection. Mais également si les partenaires de l’école ont été associés dans la prise de décision ayant conduit à l’ouverture des classes et ce qui est envisagé en cas de découverte d’un cas de Covid-19 dans un établissement scolaire.

En réponse, Pr Doulaye Konaté dira qu’au niveau de son département, il y a eu la mise à disposition et la distribution de 3.450.000 masques à la reprise des cours. S’y ajoutent des kits de lavage des mains, du gel hydroalcoolique, du savon mis à la disposition des écoles en collaboration avec les collectivités territoriales.

Aussi, le ministre dira qu’il a été instruit que la rentrée démarre dans toutes les écoles par une leçon modèle sur la Covid-19 qui doit être reprise régulièrement. Mais aussi la mise en place dans chaque école et classe, d’un comité de veille pour le suivi de l’application des mesures barrières. Pour le ministre Konaté, tout cela est effectif même s’il reconnaît que tout ne se passe pas comme prévu partout. Mais son département travaille à doter tous les établissements de moyens efficaces de protection.

Non satisfait des réponses données par le ministre, Adama Fomba est revenu à la charge et l’a invité à se rendre sur le terrain et à ne pas se contenter des rapports qu’on lui fait parvenir où tout n’est pas vérifié avec des preuves à l’appui.

Le second ministre, celui des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat Dionké Diarra répondait aux questions de Aboubacar Sidick Fomba sur les motifs de la démolition en cours à la zone aéroportuaire, les limites exactes de cette zone, la situation des déguerpis en 1995, la contradiction administrative entre son département et la mairie du District de Bamako. Dans ses réponses, le ministre Dionké Diarra a attiré l’attention des membres du CNT sur le caractère international du transport aérien qui fait que l’aviation civile est soumise à des normes.

Selon lui, depuis 2008, la direction des Aéroports du Mali ainsi que le département des Transports n’ont cessé d’alerter les autorités sur les occupations du site aéroportuaire qui prenait de l’ampleur. Suite à cela, dira-t-il, le Premier ministre a, par une lettre du 21 novembre 2018, instruit les ministres de l’Administration territoriale, des Transports et de l’Habitat de procéder à la vérification des occupations des différentes zones du domaine aéroportuaire et à l’arrêt immédiat des attributions et occupations. En mars 2019, a-t-il rappelé, le même chef du gouvernement a instruit à ses différents ministres de prendre les dispositions nécessaires pour faire arrêter toutes les constructions dans ladite zone.

Mais aussi d’y procéder aux enregistrements et à l’évacuation de toutes les réalisations. Selon le ministre Diarra, les opérations de démolition devraient commencer le 28 mai 2020 mais le Premier ministre a demandé d’y surseoir à cause du contexte politique très lourd à l’époque. Il a précisé que la superficie actuelle de la zone aéroportuaire de Bamako est 7.194 hectares et elle est composée de trois grands titres fonciers. Parlant des déguerpis de 1995, il dira qu’ils ont été recensés et des parcelles de terrain mises à leur disposition à Kabala, Niamacoro-Courani et Yirimadio Zerni. Il a précisé que l’État y a dépensé plus de 5 milliards de Fcfa.

La ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a également répondu aux questions de Aboubacar Sidick Fomba concernant la gestion de la prime Covid-19 destinée aux agents de la santé. La ministre a d’abord rappelé que cette prime est une des mesures prises sous l’ancien président de la République tendant à endiguer les effets néfastes de la Covid-19. Il avait été décidé d’octroyer 207.500 Fcfa à chaque agent de la santé. Ainsi, le décret n° 2020-0407/PT-RM du 31 décembre 2020 a été adopté pour mobiliser le fonds et faire le partage.

Selon Dr Fanta Siby, un montant de plus de 5 milliards Fcfa va être partagé entre les 25.664 agents concernés. Ce faisant, la somme prévue pour chacun est de 207.500 Fcfa y compris les membres de son cabinet car ceux-ci sont aussi fréquents dans les hôpitaux pour constater l’effectivité de l’application des mesures d’hygiène. Parlant du nombre des agents concernés, Dr Fanta Siby révèlera que la liste de 25.664 agents a été dressée de manière consensuelle avec les syndicats.



Dieudonné DIAMA
Oumar DIAKITÉ

autho

L'ESSOR

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