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149 nouveaux cas de Covid ce jeudi 31 décembre. La courbe prend l’ascenseur en ce crépuscule de 2020 alors que Bamako s’active pour faire la fête. Célébrer la venue du nouvel an est un rendez-vous à ne rater sous aucun prétexte. Seulement, cette fois, le coronavirus est de la partie. Le virus s’y est invité.


« Pour s’assurer que nos efforts communs ne tombent pas à l’eau et que nous ne continuons pas à compter nos victimes, l’heure est au respect strict des mesures mises en place face à la Covid-19 ». Cette annonce a été faite par le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali, Dr Jean-Pierre Baptiste à travers un communiqué rendu public ce jeudi 31 décembre. Il s'est exprimé ainsi sur la pandémie de Covid-19 en lien avec la fête de fin d’année. Tout en invitant les uns et les autres au strict respect des mesures barrières et à la vigilance.


En tout cas, cette année restera gravée dans nos mémoires avec la survenue de la Covid-19. Dr Jean-Pierre Baptiste pense qu'en cette fête de réveillon « nous devons tous nous engager à redoubler de vigilance et nous assurer que le virus de la Covid-19 ne trouvera pas une porte d’entrée avec nous ». Nombreux, hélas, ne croient pas à l’existence de ce virus.


Un tour au grand marché de Bamako. Il est 9 heures, les clients passent et repassent à la recherche de quoi se régaler dans la soirée de réveillon. Visiblement, en cette période de fêtes de fin d'année, plus qu’avant, les mesures barrières ne sont pas respectées. Chez ce grossiste, Sidiki, personne ne porte de masque. La distance réglementaire ignorée. Que dire du gel hydroalcoolique ?


L’indifférence

Au même endroit, les différents vendeurs de poulets sont installés. Les uns marchandent les prix et les autres déplument les poulets égorgés. Tout le monde vague à ses occupations, sans se soucier du coronavirus. L’indifférence totale.


Un jeune, la vingtaine attire notre attention. Il s'appelle Mohamed, cache-nez sur le visage. Il est venu au marché pour faire déplumer ses poulets pour la fête de fin d'année. « Il est l'heure de se mettre sur son 31 pour fêter la fin d'une année compliquée. Une nouvelle occasion de retrouver ses amis et sa famille », indique Mohamed, tout sourire, avant de reconnaître que c'est difficile de respecter les mesures édictées par les autorités.


Toutefois, il invite tous les fêtards à s’y mettre pour éviter d'être contaminé ou de transmettre le virus aux proches. Comme le jeune Mohamed, en cette période, tous doivent se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon, porter correctement les masques, maintenir la distance physique requise, éviter les contacts physiques notamment lors des salutations. Ce n’est qu’à ce prix que le virus sera vaincu, selon les médecins.


S. SIDIBÉ

autho

Souleymane Sidibé

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