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Face à la montée en flèche du nombre de cas à travers le pays, les autorités ont décidé de prendre de nouvelles mesures. L’annonce a été faite hier par le Porte-Parole du gouvernement, Me Harouna Toureh et la ministre en charge de la Santé, Dr Fanta Siby, lors d’une rencontre avec la presse


Les prévisions du ministère de la Santé et du Développement social annoncent pour ce mois de décembre 1.829 cas de la Covid-19, dont 274 cas graves et 91 cas critiques. Des données qui prouvent clairement que notre pays fait face à une nouvelle vague de la maladie. Ce retour en force du virus inquiète les autorités et trois membres du gouvernement étaient face à la presse, hier à la Primature, pour insister sur le respect strict des mesures barrières que sont la distanciation physique, le port correct du masque et le lavage régulier des mains au savon. Il s’agit de Me Harouna Toureh, ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement, de Dr Fanta Siby, ministre de la Santé et du Développement social et de Mohamed Salia Touré, en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Au cours de la rencontre, les trois ministres ont également informé la presse des nouvelles mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la crise sanitaire.


Rappelons qu’en avril 2020, des mesures avaient été déjà édictées par les autorités. Certaines de ces mesures, comme le port du masque en public, l’interdiction de regroupement de plus de 50 personnes et le respect des règles de distanciation physique dans les transports en commun, restent encore valables, mais force est d’admettre qu’elles n’ont pas permis de protéger les populations contre la pandémie. En témoignent les projections du département en charge de la Santé et les nouvelles mesures prises pour renforcer le dispositif et assurer une prise en charge efficiente des cas.


Ainsi, à Bamako qui constitue l’épicentre de la pandémie, le nombre de lits de réanimation est passé de 8 à 22. Détail important, souligne Dr Fanta Siby, «tous ces lits sont équipés de respirateur, d’aspirateur et de moniteur qui sont des appareils indispensables pour la prise en charge». Mieux, le circuit de prise en charge a été réorganisé.

Désormais, les malades asymptomatiques – qui représenteront 80% des cas projetés – seront suivis à domicile. En plus, le Centre de régulation du CHU Gabriel Touré a été rendu opérationnel depuis quelques jours, avec des ambulances équipées. Aussi, il y a un redéploiement du personnel entre les hôpitaux pour une prise en charge effective. Ce plan de riposte existe également à l’intérieur du pays, c’est-à-dire dans l’ensemble des régions. Selon le ministre en charge de la Santé, il y a aujourd’hui 902 lits disponibles sur toute l’étendue du territoire. C’est dire que les autorités de la Transition ont clairement pris le problème à bras-le-corps. Dès le 1er décembre, à l’issue du Conseil supérieur de défense, des mesures ont été prises pour briser la chaîne de transmission de la maladie. De cette date au 8 décembre, 729 cas positifs, dont 24 décès ont été enregistrés.


Le gouvernement a donc décidé de renforcer le dispositif et le Premier ministre, Moctar Ouane a instruit les ministres de veiller à la stricte observation de l’obligation de porter le masque et de faire respecter les autres mesures barrières lors des activités auxquelles ils participeront. Aussi, il est apparu logique de revoir la stratégie de communication et d’alerter la population afin de l’amener à respecter les mesures édictées par les autorités. Ainsi, dès aujourd’hui, les relais de la Croix Rouge seront dans tous les grands marchés de Bamako pour sensibiliser et distribuer des masques. Également, des comités de veille et de sensibilisation seront déployés et à partir du lundi 14 décembre, il y aura «un système de rotation dans les services publics».

Enfin, sous l’égide de la Primature, il sera mis en place, très prochainement, un groupe multi acteurs qui comprendra non seulement les services centraux de l’État, mais aussi les Collectivités territoriales, les organisations de la société civile et le secteur privé. Une façon pour le gouvernement d’associer, dorénavant ces acteurs afin de créer une synergie d’actions face à la maladie et les amener à jouer un rôle positif dans la riposte globale. Puisque «dans cette circonstance grave qui menace la vie de la population, il est de notre devoir à nous tous d’être exemplaires par le respect des mesures barrières», a expliqué le porte-parole du gouvernement, ajoutant qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort.
La ministre en charge de la Santé appuiera en rappelant qu’aucune catégorie socioprofessionnelle n’est épargnée par la Covid-19 qui, de son apparition au Mali en mars à aujourd’hui, a touché 5.135 personnes.

Issa Dembélé

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Issa Dembelé

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