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Pour mieux informer autour de la Covid19, le projet Breakthrough Action a organisé une session d’orientation sur la communication d’urgence en temps de crise à l’intention des journalistes. L’objectif visé était de les outiller à faire face aux crises sanitaires mais aussi de leur permettre de communiquer en temps réel des informations crédibles au public au cours des urgences et crises sanitaires comme le coronavirus. La session a regroupé durant une journée une quinzaine de journalistes de différents organes.

Dr Traoré Awa Konaré, chef du projet Breakthrough Action, expliquera que cette session vise à renforcer les capacités des hommes de médias afin de pouvoir identifier les sources d’informations crédibles. Mais aussi de pouvoir porter ces informations à la connaissance du grand public pour qu’il puisse prendre les bonnes décisions lui permettant de prévenir les maladies épidémiologiques comme la Covid-19. Selon elle, les journalistes ont un rôle crucial dans la communication mais aussi dans la sensibilisation. C’est pourquoi, son projet a initié cette formation pour que les journalistes puissent les aider à informer correctement la population et les pousser à s’engager dans la prévention de la maladie, d’où le thème : communication des risques.

La communication des risques, a indiqué le conseiller régional en changement social et comportemental (CSC), Mohamed Sangaré, permet de combattre la maladie et de protéger les économies. Elle aide à influencer le changement de comportement. La communication sur les risques est un aspect à part entière des interventions d’urgence. « Il s’agit de l’échange en temps réel d’informations, de conseils et d’avis entre les experts, les responsables communautaires, les décideurs politiques et les populations en situation de risque. Lors d’une épidémie, d’une pandémie, d’une crise humanitaire ou d’une catastrophe naturelle, une communication sur les risques efficace permet aux populations les plus exposées de comprendre les comportements à adopter pour se protéger. Ainsi, les autorités et les experts peuvent être à l’écoute des inquiétudes et des besoins, chercher à y répondre et faire en sorte que leurs conseils soient pertinents, fiables et recevables », a-t-il expliqué.

Pour Mohamed Sangaré, des informations précises diffusées tôt par des canaux auxquels la population se fie et qu’elle utilise, et dans des langues qu’elle comprend, permettent aux personnes concernées de se protéger, de protéger leur famille et leur communauté des risques sanitaires. «Les personnes ont le droit d’être informées des risques et comment elles peuvent se protéger», a-t-il soutenu. Pour ce faire, le conseiller régional en CSC dira que la communication fréquente et franche assure l’appui de l’intervention d’urgence et permet d’établir et de maintenir la confiance. Il a révélé que la finalité de la communication des risques est de faire en sorte que toute personne en danger puisse prendre des décisions en connaissance de cause afin de minimiser les effets de la menace et de mettre en place des actions protectrices et préventives. Le projet Breakthrough Action est un accord de coopération financé par l’USSAID pour diriger le programme de changement social et comportemental (CSC) à travers le monde. Il est présent dans 40 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Le projet utilise le pouvoir de la communication pour sauver des vies en donnant à la population les moyens d’adopter des comportements sains.

Fatoumata NAPHO

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Fatoumata Napho

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