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Les avocats de Boubacar Keita, fils de l’ex président IBK, ont porté plainte ce lundi 21 décembre, contre l’état malien pour « atteinte aux libertés fondamentales » auprès de la Commission Nationale des droits de l’homme (CNDH). Dans la plainte adressée au président de ladite commission, les conseils dénoncent une « séquestration ».

« Suite au renversement du régime de l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, courant août 2020, Monsieur Boubacar Keita a été placé dans une situation arbitraire et exceptionnelle que l’on peut qualifier de détention arbitraire ou de séquestration », indiquent les avocats qui précisent qu’il a été totalement isolé dans la maison familiale, privé de tout contact, ses téléphones lui ont été retirés et interdiction lui a été faite de recevoir.

La situation n’a guère évolué à ce jour malgré ces nombreuses réclamations à travers diverses correspondances adressées aux autorités maliennes et sous régionales, soulignent les avocats de ‘’Bouba’’ qui indiquent également qu’aucune notification lui indiquant qu’il est retenu pour telle ou telle cause, ne lui a été faite d’où « sa condition de séquestré ».

La liberté de mouvement d’aller et de venir est un droit fondamental garanti par les textes notamment notre Constitution de 1992, estiment ses conseils qui demandent qu’il sorte rapidement des conditions de détention arbitraire et dégradante.

Dans une lettre en date du 14 septembre 2020, Boubacar Keita avait fait par au Colonel Assimi Goïta alors président du CNSP, de ses conditions de vie dans la résidence familiale. « Je tiens à vous rappeler que depuis la confiscation desdits téléphones, je n’ai pas pu avoir des nouvelles de ma femme, de mes enfants et de la famille en général, que de manière orale, sporadique et seulement à travers un intermédiaire », s’est indigné le fils du président déchu.


T. CAMARA

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Tamba Camara

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