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Les premiers résultats de l’étude pour l’élaboration de la politique nationale de stockage de sécurité alimentaire font l’objet d’une rencontre nationale ouverte hier dans un hôtel de la place, en présence du Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali et de l’ambassadeur délégué de l’Union européenne au Mali, chef de file binôme des Partenaires techniques et financiers du sous-groupe sécurité alimentaire et nutritionnelle, Bart Ouvry.
L’élaboration de la politique nationale de stockage a été faite sur la base d’un guide méthodologique produit par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et mis à la disposition de tous les pays pour servir de cadre d’orientation et d’harmonisation de la démarche. L’objectif général de cette étude est de doter notre pays d’une politique nationale de stockage de sécurité alimentaire et des instruments de gouvernance des stocks, adoptée par l’État et en cohérence avec la vision développée dans la stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire adoptée par les États membres de la Cedeao en 2012.
Dans son allocution, le Commissaire à la sécurité alimentaire a indiqué que le Mali, dans sa quête de prévention de l’insécurité alimentaire, notamment auprès des couches les plus vulnérables, a mis en place le Stock national de sécurité (SNS) et le Stock d’intervention de l’État (SIE). Le premier vise à intervenir en cas de crises majeures et le second à soutenir les marchés céréaliers pendant les périodes de hausse de prix.
«Pour s’adapter au contexte de décentralisation, toutes les collectivités ont été dotées de stocks de proximité en arrière ligne. La présente politique nationale de stockage public doit trouver une meilleure connexion synergique entre ces différents niveaux et le stockage privé pour une bonne gouvernance de la sécurité alimentaire dans notre pays», a indiqué Redouwane Ag Mohamed Ali, avant d’ajouter que la production céréalière nationale devient de plus en plus importante.
Pour bien réussir la campagne de commercialisation, il notera que cette production nécessite des conditions de stockage et de conservation appropriées en vue de maintenir les capacités organoleptiques et la qualité des céréales afin qu’elles soient plus compétitives sur le marché national, régional et international.
De son côté, l’ambassadeur délégué de l’Union européenne au Mali a rappelé que c’est pour lutter contre le phénomène de la crise alimentaire dans l’espace Cedeao que les chefs de l’État ont décidé, avec le plein appui de l’Union européenne, de mettre en place des réserves régionales pour faire face à ces crises alimentaires majeures afin de booster dans l’espace Cedeao la lutte contre l’insécurité alimentaire. «Nous reconnaissons que pour développer l’agriculture au Mali, il faut avant tout soutenir les producteurs locaux et nous savons qu’il y a des pics et des bas dans la production et c’est au niveau des prix des pics dans la production au moment de disponibilité maximale qu’il faut acheter. C’est par rapport à cela que la constitution de réserves peut jouer un rôle extrêmement important», a expliqué Bart Ouvry.
Le diplomate européen a affirmé qu’en ce moment, la réserve totale de ces stocks Cedeao est environ 38 milliards de Fcfa. L’UE, a-t-il dit, appuie la Cedeao dans la mise en œuvre de cette stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire qui est fondée sur la complémentarité, la subsidiarité entre trois lignes de défense à savoir les stocks nationaux, les stocks de proximité et les réserves régionales de sécurité alimentaire.


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Amadou Guéguéré

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