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Le ministre Lamine Seydou Traoré a assuré que notre pays veut attirer le maximum d’investisseurs

L’attribution des titres miniers est autorisée à nouveau. Cette autorisation fait suite à la signature du décret fixant les conditions et les modalités d’application du Code minier et de celui relatif à l’approbation de la Convention d’établissement-type pour la recherche et l’exploitation des substances minérales. Elle avait été temporairement suspendue par les autorités transitoires.
L’arsenal réglementaire tant attendu est désormais mis à jour pour attirer davantage d’investisseurs dont le Mali a besoin, a annoncé mardi 15 décembre le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, intervenant lors d’un point de presse.

«Quand on a besoin des investisseurs, il faut poser des actes qui les rassurent», a ajouté Lamine Seydou Traoré. Le secteur minier est vital pour l’économie malienne. En 2019, il a contribué à plus de 400 milliards de Fcfa dans les recettes du budget de l’État. Cela représente 70% de nos exportations et près de 10% du Produit intérieur brut (PIB).
Toutefois, nos premières lois minières notamment celles qui ont été adoptées dans les années 1990 et 2012, ont été essentiellement centrées sur la recherche d’investisseurs étrangers, a-t-il déploré. Elles n’ont pas alors permis, selon lui, d’atteindre les ambitions que s’étaient fixés les gouvernements successifs. Dans ce cas, on élabore une nouvelle loi pour pouvoir se donner les moyens d’explorer tous les contours de la question et de la situation, a souligné le ministre Traoré.

En la matière, «il était important pour nous de comprendre à l’international les évolutions du secteur minier ces dernières décennies», a ajouté le conférencier. Précisant que le but était d’intégrer les questions relatives, notamment à l’environnement, aux justes répartitions des revenus issus de l’exploitation minière ou à la notion de contenu local. «Prenant en compte toutes ces questions, le gouvernement du Mali a donc orienté sa nouvelle vision de l’activité minière vers une dynamique de développement durable. Ce qui devrait incorporer trois plans essentiels à savoir le plan économique, social et environnemental», a soutenu l’animateur principal de la rencontre.

Aussi toute la chaîne de valeur du secteur minier doit permettre, par exemple, à des entreprises locales de devenir des partenaires actifs pouvant contribuer à la création d’emplois, voire au développement des localités d’exploitation, a insisté Lamine Seydou Traoré. Cela conformément, selon lui, aux orientations stratégiques des autorités de la Transition. Qui estiment que ce secteur doit autant contribuer à générer des ressources fiscales pour le pays, améliorer les conditions de vie des populations et rester rentable pour continuer à attirer les investisseurs.

Pour cela, nos lois doivent être captivantes. «Nous sommes voisins à des pays qui disposent de cadres législatifs et réglementaires attractifs. La concurrence est aujourd’hui rude entre les États. Chacun cherche à attirer le maximum d’investisseurs. Il faut le faire dans une dynamique vertueuse et c’est cette vertu que nous essayons de cultiver aujourd’hui», a-t-il indiqué. Avec la levée de cette suspension, «nous pouvons espérer que les investisseurs seront de retour au Mali, avec l’espoir que l’attractivité du pays en sortira renforcer. «Et nous avons la certitude que tout ce que nous attendons comme retombées positives du secteur minier va arriver», a conclu le conférencier.


Amadou GUÉGUÉRÉ

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Amadou Guéguéré

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