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Les membres du Comité de pilotage de la campagne de lutte contre la fistule obstétricale étaient réunis, mardi, dans la Capitale du Kénédougou. L’objectif de cette rencontre qui a regroupé les autorités administratives et socio sanitaires, les représentants de la société civile et les leaders religieux était de contribuer à l’amélioration de la santé maternelle et néonatale à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, de renforcer les capacités de prise en charge chirurgicale des cas de fistule obstétricale et d’étendre les sites de prise en charge de la maladie.

La fistule obstétricale est une communication anormale entre la vessie et le vagin qui survient généralement après un accouchement difficile. Elle se manifeste par des conséquences graves, notamment une incontinence urinaire qui reste une indication chirurgicale. La fistule représente donc un réel problème de santé publique dans notre pays qui requiert des efforts de prévention mais aussi une prise en charge chirurgicale et sociale. à ce propos, un accent particulier doit être mis sur l’amélioration de la qualité des soins obstétricaux afin d’avoir un accouchement sécurisé.

Au cours de la rencontre, présidée par le directeur régional de la santé, le Dr Dramane Traoré, les participants ont planché sur le bilan de la campagne 2020. Ils ont également fait le check-up des difficultés ou contraintes rencontrées, mais aussi des recommandations, avant de se prononcer sur les perspectives.
Dans la Région de Sikasso, 5 chirurgiens ont été formés l’année dernière pour la prise en charge chirurgicale de la fistule. Ce qui participe de l’amélioration de la qualité des soins pour les fistuleuses. Il est aussi utile de rappeler que 195 femmes fistuleuses ont été opérées entre 2016 et 2019 avec un taux de réussite estimé à 68%.

Au titre du bilan des activités menées en 2020, il faut noter, entre autres, la création d’un environnement institutionnel favorable à l’élimination de la fistule obstétricale, le renforcement de la prévention et des capacités de prise en charge dans les centres de santé communautaire (CSCOM).
Pour ce qui concerne les difficultés, les responsables socio-sanitaires de Sikasso ont évoqué l’insuffisance d’appui à la réalisation de la prise en charge des cas et l’absence d’appui financier pour la réinsertion socioéconomique des femmes atteintes de cette maladie.
En perspective, ils ont recommandé le renforcement du cadre de collaboration entre les CSCOM et les maternités rurales, la dotation de l’hôpital régional de Sikasso en matériels de chirurgie et l’organisation d’une campagne de chirurgie pour 25 cas de fistule obstétricale non pris en charge.

Fousseyni DIABATÉ
Amap-Sikasso

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Fousseyni Diabaté

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