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Le président de la Transition, Bah N’Daw a présidé la visioconférence depuis le palais de Koulouba

Lors de la 34è conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation continentale, les autorités maliennes ont fait le point du processus devant aboutir à des reformes majeures pour le pays et à des élections crédibles et transparentes

Dirigée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, président en exercice sortant de l’Union africaine (UA), l’ouverture des travaux du 34è sommet ordinaire de l’organisation continentale s’est déroulée samedi matin, par visioconférence, contexte de la pandémie de Covid-19 oblige. Le président de la Transition, Bah N’Daw a pris part à ce sommet virtuel depuis le palais de Koulouba, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye ainsi que d’autres personnalités.

Le fait marquant de la journée de samedi a été l’élection du chef de l’État de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi nouveau président en exercice de l’UA, remplaçant le Sud-africain Cyril Ramaphosa. Moussa Faki Mahamat, seul candidat à sa succession à la tête de la Commission, a été réélu pour un mandat de quatre ans. Rendez-vous majeur pour les chefs d’État et de gouvernement du continent, ce sommet a sans doute une «plus-value» pour le Mali eu égard au choix du thème pour 2021 : «Arts, culture et patrimoine : des leviers pour construire l’Afrique que nous voulons».

Pour rappel, en 2020, l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta avait en effet été désigné par ses pairs du continent «Champion de l’Union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine». Ce qui fera dire au Premier ministre, qui s’est exprimé au nom du président de la Transition, que le Mali est le pays leader pour le thème de l’année 2021.

À ce propos, Moctar Ouane a indiqué que malgré les changements intervenus à la tête de l’État malien au cours de l’année dernière, notre pays est honoré et résolument engagé à poursuivre cette mission à lui confiée par la Conférence de l’UA. Afin de permettre au secteur des arts et de la culture d’être des vecteurs solides de la paix, de l’intégration, de la croissance et du développement de l’Afrique, le chef du gouvernement a lancé un appel aux États membres de l’Union de mettre en œuvre les dispositions pertinentes du paragraphe 5 de la décision 772 adoptée en février dernier. Celles-ci exhortent les États à allouer au moins 1% de leur budget national audit secteur à l’horizon 2030.

La réponse de l’Afrique à la Covid-19 figurait naturellement à l’ordre du jour de cette importante rencontre des dirigeants du continent. S’exprimant sur ce sujet, le chef du gouvernement a indiqué que le Mali prend la mesure de l’importance de la lutte contre la maladie et se réjouit de la création, à cet effet, du Fonds de lutte contre la Covid-19. Signe de son engagement dans ce combat, le Mali a apporté une contribution financière volontaire, respectivement au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies et au Fonds d’intervention de l’Union africaine contre la Covid-19, pour un montant total qui avoisine un milliard de Fcfa.


SOLIDARITÉ AFRICAINE- Sur un autre registre, le Premier ministre a saisi cette occasion pour réitérer l’expression de sa reconnaissance à l’UA et à ses États membres pour leur soutien multiforme à notre pays aux prises avec le terrorisme et affecté par les effets d’une crise sociopolitique. « Mon pays ne saurait être insensible à cette solidarité africaine et internationale qui l’engage résolument à œuvrer à une transition réussie avec le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai imparti», a rassuré Moctar Ouane. Avant d’évoquer quelques chantiers importants du moment, en l’occurrence la mise en œuvre de profondes réformes politiques et institutionnelles, l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Du reste, le terrorisme, cette menace à la paix et à la sécurité internationale, reste une préoccupation majeure pour l’ensemble de notre continent, en particulier pour les pays du Sahel. Le terrorisme menace le fondement et l’existence de nos États et leurs institutions démocratiques. C’est pourquoi, le Premier ministre appelle à la mutualisation de nos moyens pour une synergie afin de «lutter de manière coordonnée et efficace contre ce fléau».

Aussi, la crise multidimensionnelle que traverse le Mali a été aggravée par celle politique à laquelle s’est greffée la pandémie de la Covid-19. Cette situation, a déduit le Premier ministre, a eu des répercussions négatives sur le développement socioéconomique et culturel ainsi que sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Le chef du gouvernement a remercié les pays partenaires et amis du Mali pour leur appui constant en faveur du développement de notre pays. Singulièrement l’UA pour, notamment, la mise en place d’un groupe de soutien chargé de coordonner et d’harmoniser les efforts des partenaires afin de soutenir le gouvernement de Transition et le peuple malien dans un cadre conjoint et collaboratif.

Moctar Ouane a réaffirmé l’engagement des autorités du Mali à mener la Transition dans les délais requis et à souscrire à la mise en œuvre de toutes les décisions et recommandations qui seront issues du 34è sommet de l’UA.


Massa SIDIBÉ


États-Unis-Union africaine : MAIN DANS LA MAIN

À l’occasion de la tenue du 34è sommet de l’Union africaine par visioconférence, le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, a adressé un message vidéo aux dirigeants africains. Dans cette adresse, on retient que l’administration Biden-Harris s’engage à travailler avec l’Union africaine pour promouvoir la vision partagée d’un avenir meilleur. Selon le président américain, l’année qui vient de s’achever nous a montré à quel point notre monde est interconnecté et nos destins sont indissociables.

«C’est pourquoi, mon administration s’engage à renouer nos partenariats dans le monde entier et à reprendre le dialogue avec les institutions internationales comme l’Union africaine. Nous devons tous travailler ensemble pour promouvoir notre vision commune d’un avenir meilleur», a rassuré le locataire de la Maison-Blanche, plaidant pour un avenir de commerce et d’investissements croissants qui favorisent la prospérité pour toutes les nations.

Joe Biden s’engage aussi à œuvrer pour un avenir qui favorise la vie dans la paix et la sécurité pour tous. Il s’est dit résolu également à investir dans les institutions démocratiques et à promouvoir les droits humains de tous. En vue d’assurer cet avenir, le président américain estime qu’il est essentiel de relever les défis importants auxquels nous sommes confrontés. Il faut pour cela investir davantage dans la santé mondiale, vaincre la Covid-19 et travailler pour prévenir, détecter et riposter aux crises de santé publique futures, en partenariat avec les CDC africains et les autres institutions au service de la sécurité sanitaire.

Le nouveau président américain a aussi insisté sur l’élévation des ambitions climatiques afin que les nations en développement puissent réduire les impacts climatiques qui causent déjà des souffrances.
Joe Biden annonce également qu’il pratiquera une diplomatie cohérente à long terme, en connexion avec l’Union africaine pour faire face aux conflits qui coûtent des vies sur tout le continent africain. «Rien de cela ne va être facile», a averti le président Biden, ajoutant que son pays est aujourd’hui prêt à être «votre partenaire solidairement, et à vous soutenir dans le respect mutuel». On observe une rupture radicalement par rapport à la politique de son prédécesseur Donald Trump.


M. S.

autho

Massa Sidibé

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