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Le président du Burkina Faso lors de la cérémonie d’ouverture

«La tenue de cette édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), malgré la double crise sanitaire, due à la pandémie de la Covid-19, et sécuritaire à laquelle les pays du Sahel sont confrontés est la preuve de la résilience du peuple burkinabé».

C’est par ces mots que le président du Burkina, Roc Marc Christian Kaboré, a salué la cérémonie d’ouverture de cette importante manifestation culturelle qui se tient sous le thème: «Cinéma d’Afrique et de la Diaspora: nouveaux regards, nouveaux défis». C’était samedi à sa sortie du Palais des sports, situé au quartier Ouaga 2000. Le président Kaboré était visiblement satisfait de ce qu’il venait de voir au cours de cette cérémonie qui a duré deux heures d’horloge.

Il a aussi salué la manifestation de solidarité de son homologue sénégalais, Macky Sall, dont le pays est l’invité d’honneur de l’édition de cette année. Si le président sénégalais est annoncé à Ouaga pour la cérémonie de clôture et les remises de prix, il a envoyé le ministre en charge de la Culture, Abdoulaye Diop, à la tête d’une forte délégation de cinéastes, d’artistes musiciens et bien sûr des journalistes.

Notre ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Andogoly a aussi pris part à la cérémonie d’ouverture. Lui aussi était accompagné d’une délégation dont des réalisateurs, comédiens, techniciens du cinéma, d’étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté et des artisans. Ces derniers profitent de ce grand rendez-vous à travers des stands qu’ils détiennent sur place à Ouaga. Des confrères maliens de la presse écrite, radio et télévision sont aussi présents.

C’est une ardoise géante de couleur jaune qu’a utilisée, cette fois-ci, le président Kaboré pour donner le coup de clap officiel de l’ouverture de la 27è édition du Fespaco. Un geste symbolique à l’image des coups d’envoi de tournage de films.

Ce plus grand rendez-vous du cinéma et de la télévision se déroulera pendant une semaine. 239 films africains et de la diaspora de plus de 50 pays seront projetés pour le grand bonheur des cinéphiles, des festivaliers et des professionnels du 7è art dans une dizaine de salles de cinéma. Pour la circonstance, des réalisateurs, distributeurs, critiques, comédiens et journalistes sont à Ouagadougou pour jauger l’évolution du cinéma africain.

Pour le délégué général du Fespaco, Alex Moussa Sawadogo, en plus des salles conventionnelles, cette édition se déportera comme lors des précédentes dans les espaces publics de la capitale et dans des villes de l’intérieur.

Le clou de la cérémonie d’ouverture était deux spectacles. Le premier étant un ballet à thème concocté par le danseur et chorégraphe burkinabé, Serge Aimé Coulibaly, assisté par Aristide Tarnagda, à la mise en scène, Odile Sankara, Mouna Ndiaye, Didier Awadi et Smokey sur scène. L’œuvre commence d’abord par nous rappeler le travail de Soundjata Keïta, fondateur de l’Empire du Mandé.

Puis elle nous conduit jusqu’à Thomas Sankara, le président du Burkina Faso assassiné en 1987 et qui avait montré la voie de la libération contre le néocolonialisme et pour le développement. Elle termine par la résistance au terrorisme et à toutes les forces occultes qui tentent de diviser et de divertir nos populations sur notre œuvre de développement.

Pour cette création, plus de deux cent chanteurs et danseurs ont été mobilisés. Un spectacle haut en couleur, en son et en images. Car des images d’archives ont été projetées sur le fond de la scène tout au long de la prestation. Puis c’est le «Dandélégnol» ou le «Mathioudo» Baba Maal et son groupe du Sénégal qui ont clôturé le spectacle par une magnifique prestation musicale.

Envoyé spécial
Youssouf DOUMBIA

autho

Youssouf Doumbia

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