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La 2è Assemblée plénière du Comité interparlementaire du G5-Sahel qui s’est tenue dans notre capitale a permis l’adoption de sept résolutions relatives à l’envoi de missions parlementaires conjointes sur le terrain. La rencontre a démarré le lundi 5 juillet, avec les travaux des commissions, mais la cérémonie d’ouverture a eu lieu hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence du président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Alassane Bala Sakandé. C’était en présence de ses pairs du Niger, Seyni Oumarou, du Tchad, Dr Haroun Kabadi, du Mali, Malick Diaw, président du Conseil national de Transition (CNT) et du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga.

Dans son allocution d’ouverture, le président du CNT a indiqué que cette 2è Assemblée plénière du Comité interparlementaire du G5-Sahel se tient dans un contexte marqué au Mali par un changement de leadership à la tête de la Transition, avec comme objectif principal, de recadrer le processus pour lui donner plus de chance d’atteindre les résultats escomptés. Malick Diaw a ainsi assuré que la réussite de la Transition reste la seule ambition des autorités du pays. Il s’agit, selon lui, de jeter les bases d’un Mali nouveau, démocratique, uni, sécurisé et prospère où tous les Maliens vivront heureux et en paix.

De son côté, le représentant de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), Philippe Courard, a promis que l’APF mobilisera des fonds permettant la participation de quelques parlementaires de l’organisation dans le cadre des missions d’information et de contrôle parlementaire conjoint des actions du G5 Sahel. L’APF soutiendra également les actions de plaidoyer local menées par les parlementaires du CIP-G5 Sahel.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale du Niger a souligné que face à l’enthousiasme avec lequel les populations de la sous-région ont accueilli l’avènement du G5 Sahel, il est du devoir des dirigeants de tout mettre en œuvre pour lui permettre d’atteindre ses objectifs. Pour ce faire, Seyni Oumarou a estimé qu’il faut encourager le G5 Sahel à mieux opérationnaliser sa Force conjointe et à développer de nouvelles stratégies pour pousser l’hydre terroriste dans ses derniers retranchements. À cet effet, il a indiqué que les parlementaires doivent continuer leur plaidoyer afin que la communauté internationale fournisse le soutien financier et matériel promis.

Quant au président de l’Assemblée nationale du Tchad, Dr Haroun Kabadi, il a profité de la rencontre pour rappeler les circonstances ayant conduit à la mise en place du Conseil militaire de transition dans son pays. Aussi, a-t-il évoqué la position de la communauté internationale avant d’exprimer les attentes du peuple tchadien. Pour Dr Haroun Kabadi, le Mali et le Tchad vivent en ce moment des situations sécuritaires et institutionnelles similaires.

«Les sanctions n’ont jamais été une solution bien au contraire, le Mali et le Tchad ont besoin, dans ce contexte particulier, du soutien et de l’accompagnement de la communauté internationale pour relever les multiples défis et enjeux auxquels ils font face, afin de parvenir à une transition paisible», a-t-il insisté. Alassane Balla Sakandé, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso a exprimé le soutien de l’ensemble des parlementaires à notre pays pour la Transition en cours. Ainsi, après trois jours de travaux en commissions, les parlementaires du CIP-G5 Sahel ont adopté une charte dénommée «contrôle parlementaire conjoint» comme document d’orientation stratégique.

Ils ont, ensuite adopté sept résolutions relatives à l’envoi de missions parlementaires conjointes sur le terrain. Ces résolutions sont relatives à la création d’une mission d’information conduite par le Réseau des femmes parlementaires CIP-G5 Sahel auprès du secrétariat exécutif du G5 Sahel, d’une mission d’information parlementaire conjointe auprès du commandement de la Force conjointe du G5 Sahel, d’une mission d‘information parlementaire auprès de la présidence en exercice du G5 Sahel en vue d’une appropriation de l’agenda arrêté au titre de la présidence en exercice.

La mission sur la mise en œuvre du partenariat mondial pour l’éducation dans les pays du Sahel, la coalition internationale pour le Sahel et le financement conséquent du G5 Sahel et la création d’une mission d’information parlementaire auprès du secrétariat exécutif du G5 Sahel font également partie des résolutions adoptées par les parlementaires.
À la clôture de la rencontre, le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Alassane Balla Sakandé a exprimé sa satisfaction, avant de déclarer que le travail ne fait que commencer.



Dieudonné DIAMA

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Dieudonné Diama

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