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Après sa réunion inaugurale fin novembre à Bamako, la capitale togolaise a accueilli lundi, la 2è rencontre du Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali). C’était sous la présidence du président togolais Faure Essozimna Gnassingbé.

L’objectif de cette réunion était de faire le point du processus de transition en cours, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et de présenter les domaines et actions pour lesquels, notre pays attend le soutien des partenaires réunis au sein du GST-Mali.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale qui a conduit la délégation malienne a rappelé que lors de la réunion inaugurale le 30 novembre 2020 à Bamako, le gouvernement s’était engagé à poursuivre les efforts en vue de conduire de manière inclusive, le processus de transition à bon port dans les délais en concertation avec la communauté internationale.

Pour Zeïni Moulaye, le respect de ces engagements reste encore d’actualité. Et cela a permis d’enregistrer d’importantes avancées avec la mise en place de tous les organes de la Transition, la mise en route des réformes politiques et institutionnelles, de la préparation des élections générales et du referendum pour le retour à une vie constitutionnelle normale. Le chef de la diplomatie malienne a souligné que les questions humanitaires, de défense et de securité demeurent au cœur des priorités des plus hautes autorités du pays comme en témoignent les actions entreprises dans ce sens et la place qui leur est accordée dans le Plan d’action du gouvernement. Selon Zeïni Moulaye, ce plan d’action fixe les grandes orientations à entreprendre et dénote de la résolution ferme du gouvernement à réussir cette transition.


Pour sa part, le président togolais dira que le Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) représente une aubaine pour rentabiliser l’action internationale en faveur de notre pays dans un élan d’inclusion et de pragmatisme. Selon Faure Essozimna Gnassingbé, le Groupe continuera d’être au centre de la coordination internationale sur la situation au Mali afin d’éviter la duplication inutile des efforts et le gaspillage de ressources rares, surtout dans le contexte sanitaire actuel, en appui aux efforts conduits par les autorités maliennes. « Notre soutien au Mali dans le cadre de ce Groupe sera davantage performant, plus efficace et plus ciblé pour créer un impact positif et durable sur les défis les plus pressants », a indiqué Faure Gnassingbé.

Au cours de la rencontre, les participants ont été informés par la délégation malienne de l’évolution du processus de transition, notamment les avancées réalisées dans les réformes politiques et institutionnelles, l’état de préparation des élections générales de 2022, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la situation économique et humanitaire ainsi que les défis liés aux questions de défense et de sécurité.


Les participants ont pris note avec satisfaction des avancées enregistrées depuis la réunion inaugurale du GST-Mali. Ils se sont félicités du parachèvement de la mise en place des organes de la Transition par le Conseil national de Transition (CNT) dont le rôle est crucial pour l’adoption des réformes attendues. Ils ont salué l’initiative du Premier ministre de rencontrer la classe politique pour échanger sur les principaux défis de la Transition. Mais également l’adoption par le CNT du Plan d’action du gouvernement qui définit six axes prioritaires qui permettront de faciliter un accompagnement adéquat des partenaires.

Sur la préparation des élections, les participants ont pris note des initiatives du gouvernement, notamment la création d’une Cellule d’appui au processus électoral qui dispose d’un espace politique de concertation ouvert à l’ensemble de la classe politique. Par ailleurs, ils ont salué les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. Avant de convenir de la tenue de la prochaine réunion du Groupe au mois de juin prochain à Bamako.

À noter que le Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) est une initiative du Conseil de paix et de securité de l’Union africaine (UA). Co-présidé par l’Union africaine, les Nations unies et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), il se donne comme missions d’accompagner et soutenir notre pays dans la mise en œuvre de la Charte de la Transition et de sa feuille de route.


Dieudonné DIAMA

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Dieudonné Diama

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