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La promotion des bioénergies permet de réduire l’indépendance énergétique

Les administrateurs de l’Agence nationale de développement des biocarburants (Anadeb), réunis hier à l’ex-Cres de Badalabougou à l’occasion de la 15è session du conseil d’administration, ont examiné les rapports d’activités et d’exécution du budget 2020 et analysé le Programme de travail et de budget annuels (PTBA) 2021. Ils se sont aussi penchés sur le contrat annuel de performance de l’Agence. Cette session, selon le président du conseil d’administration, Abdoulaye Diané, se tient à une étape importante de l’évolution de la vision de l’Agence marquée par la volonté d’élargir ses missions aux bioénergies dans l’optique d’être en phase avec les autres acteurs en matière de biocarburants à l’échelle internationale.

La bioénergie désigne les formes d’énergie stockées par la biomasse. Il s’agit par exemple des cultures énergétiques, des résidus agricoles et forestiers, des déchets organiques, qui peuvent être utilisés pour produire de la chaleur, du froid, de l’électricité ou des carburants, selon Wikipédia.

Ce changement de concept, a-t-il expliqué, permet d’avoir une vision globale de la valorisation énergétique de la biomasse et d’inscrire la réflexion sur le développement des bioénergies dans le cadre plus global des usages diversifiés de la biomasse.

En la matière, le président du conseil d’administration n’a pas manqué de saluer l’engagement des plus hautes autorités à soutenir la promotion des bioénergies, énergies propres qui visent à faire du Mali un pays prospère dont les rayons illumineront l’économie nationale à travers la création d’emplois et de richesses, la réduction de la pauvreté et l’indépendance énergétique, a affirmé Abdoulaye Diané. Pour lui, cet engagement du gouvernement à soutenir la bioénergie témoigne sa volonté d’augmenter de façon durable la part de la bioénergie (biogaz, bioéthanol, huile végétale pure carburant, briquettes combustibles, etc.). Il consiste également à rechercher des mécanismes de financements durables et adaptés aux énergies renouvelables et la bioénergie en particulier.

Prenant la parole à son tour, le directeur général de l’Agence a indiqué que sa structure, en collaboration avec ses partenaires, a enregistré des résultats remarquables plus de 10 ans après sa création. Selon Abdoulaye Kaya, ces résultats engrangés méritent d’être consolidés. Il importe pour ce faire de «fédérer davantage les efforts», a plaidé le nouveau directeur qui a placé 2021 sous le signe de la redynamisation de l’Agence. Cela à travers, selon lui, l’amélioration du cadre de travail du personnel et la reprise des actions structurantes sur le terrain afin de la redonner ses lettres de noblesse.

Rappelant que l’Anadeb était connue pour la promotion de l’huile végétale pure de Jatropha, Abdoulaye Kaya informera qu’elle intervient également dans la promotion et la valorisation du bioéthanol et du biogaz. L’Agence est en train aussi de migrer vers le secteur des bioénergies. En la matière, elle va installer dans les prochains jours à la direction générale de l’énergie, deux pompes pilotes et un groupe électrogène à base de biodiesel et d’éthanol pour sensibiliser le public aux usages multiples du biocarburant, a annoncé son directeur général.

Pour qui la promotion et la valorisation des énergies vertes dont les biocarburants constituent une alternative pour faire face au bouleversement mondial provoqué par les effets néfastes du changement climatique. établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’Anadeb a été créée par par l’ordonnance n° 09-006/P-RM du 4 mars 2009 pour promouvoir les biocarburants sur toute l’étendue du territoire national en vue de réduireà long terme la facture liée à l’importation des hydrocarbures. Sa vision estde prévenir les risques ou menaces d’approvisionnement du pays en carburant d’origine fossile et d’être un pionnier en Afrique en matière de promotion d’énergie verte.

Pour concrétiser cette vision, elle entend mettre en œuvre le «Programme de développement des bioénergies du Mali (PDBM)». Il devra contribuer à l’atteinte de l’objectif global de la Politique énergétique nationale notamment dans son volet portant sur le sous-secteur des énergies renouvelables. Le coût estimatif de la mise en œuvre de ce Programme est évalué à 16,5 milliards de Fcfa.

Anne-Marie KEITA

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Anne-Marie Keïta

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