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Le porte-parole du CLM (2è à partir de la gauche) et les représentants des Ligues régionales de Taoudéni, Kayes et Gao

S’achemine-t-on vers une crise au sein de la Fédération malienne d’athlétisme (FMA) ? La question mérite d’être posée après la conférence de presse organisée, hier à la Cité des enfants par le Collectif des ligues majoritaires (CLM) de l’instance dirigeante de l’athlétisme national.Au cours de cette rencontre, les responsables du CLM ont, en effet, décidé de mettre en place «une commission ad hoc aux fins d’organiser un conseil extraordinaire électif avec l’ensemble des candidats et de toutes lesligues y compris celles de Taoudéni et Ménaka».

Le CLM réplique ainsi, à la réélection, le 20 novembre dernier, de Mme Sangaré Aminata Keïta à la tête de la fédération, une élection boycottée par ledit collectif.Le CLM est composé de six Ligues (Gao, Kidal, Sikasso, Bamako, Kayes et Ségou) et tous les présidents de ces instances étaient présents, hier à la conférence de presse.

Le porte-parole du collectif, Assagueye Maïga a rappelé que les présidents des six ligues sont tous des anciens athlètes et des anciens entraîneurs qui, «depuis plus de trois décennies sont au service de l’athlétisme national».

«Notre seule récompense est la passion que nous avons pour ce sport», a-t-il ajouté. Pour lui, l’athlétisme malien vit une situation déplorable depuis huit ans et l’arrivée à la tête de la fédération de Mme Sangaré Aminata Keïta.

«Ses deux mandats ont été chaotiques et marqués par des démissions des membres élus et nommés, des suspensions et des avertissements à l’endroit de certains de nos démembrements, des boycotts de compétitions, des créations de clubs fictifs, une régression notoire des performances de nos athlètes, des violations des textes», a fustigé Assagueye Maïga.

Selon le conférencier, la veille du Conseil national électif, le CLM a tenté, à plusieurs reprises, de mettre en place un bureau consensuel, mais sans succès. Le Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali) s’est également impliqué pour trouver une solution mais aucun accord n’a pu être trouvé, a révélé Assagueye Maïga.

Concernant l’invalidation des candidatures du CLM qui a été l’élément déclencheur de la crise entre les deux parties, le conférencier a dit qu’elle a été faite en violation des textes. «Le 21 octobre à 11h, l’huissier de justice s’est présenté avec nos dossiers complets de candidatures qui ont été réceptionnés par la secrétaire de la FMA contre décharge.

Le29 octobre, à 15h38, nous avons reçu un message de la FMA, nous invitant à une cérémonie de proclamation des résultats des candidatures validées, le samedi 30 octobre, à 9h par une commission dont la création n’a fait l’objet d’aucune information.

Le même jour à 20h, nous avons été informés que toutes nos candidatures ont été invalidées, alors que celles du bureau sortant ont été validées. Le 31 octobre, nous avons publié un communiqué dans lequel nous avons rejetéle travail fractionnel de la fédération et appelé à la responsabilité et à l’esprit de veille du CNOS Mali», a dénoncé Assagueye Maïga.

Le président de la Ligue de Kayes, Idrissa Keïta «Toss» abondera dans le même sens, en martelant que le CLM rejette en bloc toutes les décisions de la commission anti-statutaire. Pour lui, le 22è Conseil national de la FMA a été un «simulacre d’élection avec seulement trois ligues participantes» (Mopti, Tombouctou et Koulikoro, ndlr). Et de rappeler que l’article 3 du règlement intérieur de la FMA stipule que : «La présence effective des 2/3 des membres ayant droit de vote est nécessaire pour la validité de toutes les délibérations.

Si ce quorum n’est pas atteint malgré la convocation régulière des membres, le Conseil pourra valablement délibérer dans les trois jours qui suivent la date initialement fixée, si la moitié plus un des membres votants est représentée».

«En application de nos textes, nous avons décidé de mettre en place une commission ad hoc aux fins d’organiser un conseil extraordinaire électif avec l’ensemble des candidats et de toutes les ligues, y compris celles de Taoudéni et Ménaka», a conclu le président de la Ligue de Kayes.

Affaire à suivre…
Seïbou S. KAMISSOKO

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Seïbou S. Kamissoko

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