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Les cascadeurs autrement appelés «Chifilè» ou «je défie la mort», juchés en équilibre précaire sur des motos «Jakarta», sèment quotidiennement la panique dans la circulation routière à Bamako. Il y a quelques années le quotidien «Info-Matin» avait gratifié ses lecteurs de ce beau titre : «JAKARTA OU LAHARATAKA». Cette moto occasionne des dizaines de morts parmi les jeunes depuis des décennies. Les propriétaires de diverses marques d’engins à deux roues méritent le sobriquet que leur ont collé certains Bamakois. Ils déferlent sur le centre-ville comme des bandes de «criquets pèlerins» dans un désordre ahurissant, occupant toute la largeur des avenues. Ils se sont affranchis de toute prudence, contrairement aux enseignements du code de la route. Ils roulent à tombeau ouvert.
Comment restaurer la discipline dans la circulation routière au Mali ?

Le tribunal de police est peut-être la solution aux penchants suicidaires de certains cyclistes, motocyclistes, conducteurs de voitures. L’indiscipline dans la circulation routière au Mali ne serait plus qu’un mauvais souvenir si on mettait en application cette solution. Selon les experts «le tribunal de police est situé dans les locaux du tribunal d’instance. Il est composé d’un juge unique assisté d’un greffier. Le ministère public est représenté par le procureur de la République ou par un commissaire de police. Ils sont chargés de requérir l’application de la loi et une peine pour le contrevenant. Le tribunal de police est saisi des contraventions soit par un renvoi opéré par le juge d'instruction ou la chambre d'accusation qui, à l'issue de son information estime que les faits reprochés constituent une contravention. Il convoque l’auteur de l’infraction à la demande du procureur de la République, d’un agent de police judiciaire ou d’un chef d'établissement pénitencier si le prévenu est détenu».

Cette épée de Damoclès sera la bienvenue dans la panoplie des moyens de répression sur l’avenue de l’UA, le boulevard Roi Mohammed VI. Les chauffards qui tuent ou blessent gravement par excès de vitesse, ou par le mépris affiché à l’égard des feux tricolores ne resteront plus impunis. Les trottoirs ne serviront plus de parkings ou d’espaces d’exposition des condiments et divers articles.
L’anarchie a pris totalement possession des avenues et des rues du District de Bamako. Dès les premières heures de la matinée, et à partir de 18 heures des milliers de citoyens à pied, à vélo, à moto, en voiture se demandent s’ils arriveront sains et saufs à la maison. Que dire de l’inconscience des conducteurs de véhicules, d’engins à deux roues, qui n’hésitent pas à circuler au crépuscule et pendant le reste de la nuit sans phare, sans feux rouge ?

Ils sont convaincus que le code de la route ne règle plus rien dans la circulation routière dans notre pays.
Les rumeurs qui circulent dans les gares routières, dans les transports en commun insistent sur la force de frappe des billets de franc CFA. Les espèces sonnantes et trébuchantes serviraient à effacer l’inconduite des chauffards délinquants. Une autre forme de la corruption qui gangrène notre société. La création du tribunal de police aidera à nettoyer les écuries d’Augias dans certains milieux. Suivez mon regard !

Sékou Oumar DOUMBIA

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Sékou Oumar Doumbia

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