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L’économie mondiale, après une année 2020 sombre marquée par des résultats négatifs dans presque tous les domaines d’activités socioéconomiques, se reprend lentement mais sûrement. Les incertitudes persistantes affichées par les investisseurs et placeurs d’argent au début de cette année et tout au long de celle écoulée, se dissipent progressivement.

Ce regain de confiance apparaît comme un préalable nécessaire pour renforcer la résilience face à l’épidémie de coronavirus et espérer relancer l’activité économique. Et il semble suffisant-du moins pour le moment- pour doper les indices boursiers, revoir à la hausse la courbe des estimations de croissance du Produit intérieurs brut.
De nouvelles prévisions annoncées la semaine dernière tablent sur une croissance plus forte que prévu en 2021. «L’économie mondiale devrait croître de 4,7% cette année, plus rapidement que prévu en septembre (4,3%), en partie grâce à une reprise plus forte aux États-Unis, où des progrès dans la distribution de vaccins et une nouvelle relance budgétaire de 1,9 billion de dollars sont attendus pour stimuler les dépenses de consommation», indique un nouveau rapport de la Cnuced, publié le 18 mars dernier, en tant que mise à jour de son Rapport 2020 sur le commerce et le développement.

Le rapport considère un retour irréfléchi d’austérité (politique économique prônant la hausse de la fiscalité et la maîtrise des dépenses publiques pour réduire le déficit), après une récession profonde et destructrice, comme le principal risque pour ses perspectives mondiales, en particulier dans le contexte de marchés du travail fracturés et de marchés financiers déréglementés dans les économies avancées.
Toutefois, même à moins d’un retour immédiat d’une telle politique de rigueur, note le rapport, il faudra plus d’un an pour que la production et l’emploi reviennent à leurs niveaux d’avant Covid-19 dans la plupart des pays où l’emploi, les inégalités de revenu et le bien-être public dépendent à moyen terme.

Cette reprise amorcée depuis le dernier trimestre de 2020 a quelque peu freiné la ruée vers l’or, asymptomatique de la perte de confiance des investisseurs et du recul de la rentabilité des taux d’intérêt. Considéré par les experts comme un placement de refuge, le métal jaune qui avait profité de la pandémie pour atteindre des sommets à la bourse, est aujourd’hui secoué par la reprise de l’économie mondiale. L’or au comptant a baissé de 0,3 % le 22 mars pour s’établir à 1.739 dollars (environ 957.000 Fcfa) l’once lundi à Singapour.

«Cela confirme, selon des émérites, la tendance baissière du métal jaune ces dernières semaines, avec un recul de plus de 8% depuis le début de l’année». Le prix de l’or reste suffisamment haut pour inciter les compagnies actives dans le secteur en Afrique à poursuivre le développement de leurs différents projets. Selon des prévisions, il oscillera entre 1.600 et 1.800 dollars l’once jusqu’en mars 2022.

Cheick M. TRAORÉ

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Cheick Moctar Traoré

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