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Le 8 mars semble désormais être l’occasion idéale pour les dirigeants de rappeler la participation nécessaire des femmes à l’économie mondiale pour une prospérité partagée : gage d’une paix durable, de stabilité et d’un monde meilleur. Pourtant, le rôle moteur des femmes dans le développement socioéconomique de nos pays, notamment en milieu rural, saute aux yeux. Il suffit d’y faire un tour pour s’assurer de la place importante qui est la leur en matière d’alimentation, de prise en charge des frais scolaires et sanitaires des enfants ou même lors des cérémonies sociales (mariages et baptêmes).

Or, elles n’exercent généralement que de petites activités informelles comme le maraîchage, l’embouche ovine, le petit commerce, la vente des mets dans les gargotes, etc. La plupart du temps, elles ont juste besoin d’un petit coup de pouce (formation, accès au crédit ou à la terre) pour faire prospérer leurs activités, contribuant ainsi au renforcement des capacités financières, alimentaires, nutritionnelles des ménages. En la matière, les expériences ont montré que partout où on a aménagé des espaces maraîchers équipés et dotés d’outils de travail appropriés pour les femmes, faciliter leur accès au microcrédit, les conditions alimentaires des ménages ont changé radicalement, les enfants vont régulièrement à l’école et bénéficient des soins appropriés.

Cet apport inestimable à l’épanouissement socioéconomique des nations a été magnifié par le secrétaire générale des Nations unies, s’adressant au monde à l’occasion du 8 mars. «Qu’elles soient à la tête d’un pays, d’une entreprise ou d’un mouvement populaire, les femmes agissent concrètement pour le bien-être commun et font progresser la réalisation des Objectifs de développement durable», a souligné Antonio Guterres.
Cette déclaration, qui met en exergue le rôle moteur des femmes dans la lutte contre la pauvreté, a été soutenue par le Programme alimentaire mondial (Pam). «En garantissant aux agricultrices un accès égal aux outils et aux ressources dont elles ont besoin pour prospérer, on pourrait réduire de 150 millions le nombre de personnes qui vivent actuellement dans la faim et la pauvreté», note l’organisation mondiale en charge de l’alimentation.

Il suffit alors de créer des mécanismes permettant de réduire les inégalités, en donnant aux femmes les moyens de gagner leur vie. En la matière, le Pam a initié des formations au profit de femmes égyptiennes évoluant dans divers secteurs. L’une d’elle, Sayyida Qenawi, mère de trois enfants, âgée de 40 ans, gérait une petite entreprise sous la forme d’un stand de fortune devant sa maison. Comme le font au quotidien des milliers de Maliennes aux coins des rues, des marchés… Après avoir reçu des microcrédits et une formation, Sayyida a pu étendre son activité à un magasin.

Cheick M. TRAORÉ

autho

Cheick Moctar Traoré

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