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Les entreprises, notamment les multinationales évoluant dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (Tic), font partie des rares sociétés qui arrivent à s’en sortir en cette période où la pandémie Covid-19 plombe l’économie mondiale. Ces outils nouveaux, faciles d’usage, visiblement accessibles à tous, aident l’humanité dans sa longue et acharnée lutte contre la propagation de cette maladie. Aussi permettent-ils à des habitants des zones très éloignées des centres de prises de décisions, à se faire entendre.

En témoigne la diffusion quasi permanente et instantanée sur les réseaux sociaux de vidéos tournées à l’aide de Smartphone par des villageois (jadis laissés en rade) pour alerter sur des cas de violence, dénoncer des abus, plaider pour l’amélioration de leurs conditions de vie... Comment oublier la prolifération sur la toile de petits commerces et magasins virtuels, généralement détenus par des femmes et jeunes.

Donc à première vue, les Tic semblent contribuer à la réduction des distances, à la promotion de l’inclusivité dans presque tous les domaines. Mais le contraire pourrait se produire si l’on ne prend pas garde, selon le «Rapport sur la technologie et l’innovation de la CNUCED 2021», publié le 25 février dernier. «Ils risquent également d’augmenter les inégalités en exacerbant et en créant de nouvelles fractures numériques entre les nantis et les démunis. La pandémie de Covid-19 a encore exposé cette dichotomie. La technologie a été un outil essentiel pour lutter contre la propagation de la maladie, mais tout le monde n’a pas un accès égal aux avantages», dénonce l’organisation onusienne.

Au regard du potentiel et des opportunités à saisir, il urge d’explorer les voies et moyens devant permettre de «tirer pleinement parti de la révolution technologique actuelle pour réduire les écarts qui freinent un développement véritablement inclusif et durable». En effet, les technologies de pointe représentent déjà un marché de 350 milliards de dollars, qui pourrait atteindre 3,2 billions de dollars d’ici 2025. «Cela offre de grandes opportunités à ceux qui sont prêts à saisir cette vague technologique. Mais de nombreux pays, en particulier les moins avancés, particulièrement ceux d’Afrique subsaharienne, ne sont pas préparés à utiliser, adopter et s’adapter équitablement à la révolution technologique en cours. Cela pourrait avoir de graves implications pour la réalisation des Objectifs de développement durable», alerte le document.

Pour éviter ce scénario catastrophe, ces pays devront appliquer des politiques de science, de technologie et d’innovation adaptées à leur stade de développement et aux conditions économiques, sociales et environnementales, préconise le document. Cela nécessite, précisent les auteurs du rapport, de renforcer et d’aligner les systèmes de science, de technologie et d’innovation et les politiques industrielles, de développer les compétences numériques des étudiants et de la main-d’œuvre et de réduire les fractures numériques.

Cheick M. TRAORE

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Cheick Moctar Traoré

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