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La hausse des cours mondiaux des denrées de première nécessité, provoquée par les mesures de fermeture des frontières visant à rompre la chaine de propagation de la maladie de Covid-19, a durement éprouvé les maigres ressources des consommateurs, notamment ceux des pays pauvres. Même la grogne sociale manifestée face à l’augmentation des prix du pain, de l’huile, du lait ne semble pas suffire pour le retour au prix d’avant crise. Les mesures prises à cet effet par le gouvernement pour faire baisser les tarifs ne paraissent pas suffire également.

Et comme pour ne rien arranger à la situation, les prix mondiaux des produits alimentaires ont pris l’ascenseur en mars. Cette flambée marque leur dixième augmentation mensuelle consécutive. Ces hausses sont entretenues par les cours des huiles végétales et des produits laitiers, rapporte l’Indice des prix des denrées alimentaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).

Publié le 8 avril dernier à Rome, cet indice qui suit les variations mensuelles des prix internationaux des produits alimentaires couramment échangés, a augmenté 2,1% de plus qu’en février, son plus haut niveau depuis juin 2014.

En la matière, les tendances varient selon les types de produits à échanger. L’augmentation des cours de mars a été menée par l’indice Fao des prix de l’huile végétale. Son cours a augmenté de 8% par rapport au mois précédent pour s’établir à un sommet de près de 10 ans. Les prix de l’huile de soja augmentant fortement en partie en raison des perspectives de demande ferme du secteur du biodiesel.

L’instrument de mesure de l’évolution des prix note que les cours des produits laitiers ont augmenté de 3,9% par rapport à février. Les prix du lait en poudre ont également augmenté, soutenus par une poussée des importations en Asie, en particulier en Chine. Cela en raison, selon l’agence onusienne en charge de l’alimentation, de la baisse de la production en Océanie et de la rareté des conteneurs d’expédition en Europe et en Amérique du Nord. également l’indice Fao des prix de la viande a augmenté de 2,3% par rapport à février. Si les prix de la viande bovine sont toutefois restés stables, ceux de la viande ovine ont baissé.

Cette tendance baissière qui devrait réjouir les ménages concerne également les cours des céréales, principales denrées importées dans notre pays. à ce niveau, l’indice Fao des prix des céréales a chuté de 1,8%. Il reste encore 26,5% plus élevé qu’en mars 2020. Les prix à l’exportation du blé ont le plus baissé, reflétant des disponibilités généralement bonnes et des perspectives de production favorables pour les récoltes 2021. Les prix du maïs et du riz ont également baissé.

Quant à l’indice Fao des prix du sucre, il a baissé de 4% au cours du mois. Cela en raison des perspectives d’importantes exportations de l’Inde. Il reste plus de 30% au-dessus de son niveau de l’année précédente.

Cheick M. TRAORÉ

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Cheick Moctar Traoré

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