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Le ministre Abdoulaye Maïga a donné des éléments de réponses aux questions posées

Interpellé par Adama Fomba sur la question, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a donné l’assurance de prendre le problème à bras le corps

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation s’est prêté à l’exercice démocratique hier au Centre international des conférences de Bamako (CICB) lors de la séance plénière du Conseil national de Transition (CNT), sous la présidence du colonel Malick Diaw. Le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga a en effet donné des éléments de réponses aux questions orales de Adama Fomba sur la problématique du retard dans le traitement et le paiement des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a reconnu le problème, indiquant que l’obtention du salaire à temps est un droit. Cependant, aux yeux du ministre ce retard dans le paiement des salaires de ces enseignants n’est pas chronique. Ce problème n’est pas permanent encore moins général, mais relatif, insistera-t-il. Même s’il reconnaît l’existence d’une lourdeur dans le circuit de traitement.

Il ressort des explications du lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga que l’État met à la disposition des régions les salaires de ces enseignants. Il est ensuite demandé à chaque gouverneur de prendre les décisions pour mettre ces ressources nécessaires à la disposition des différentes collectivités à travers le trésor. Les différentes collectivités elles-mêmes font les mandats pour accéder aux fonds au niveau du trésor, après visa du contrôle financier. C’est après toutes ces étapes que les collectivités territoriales procèdent effectivement au paiement. « Cette lourdeur a été aggravée par les mouvements sociaux auxquels le gouvernement a été confronté depuis sa mise en place », a déploré le ministre Maïga.

Afin de juguler le problème, le ministre a évoqué essentiellement deux grandes mesures. La première, c’est la lettre de rappel que le ministre de l’Économie et des Finances a envoyée aux représentants de l’État et aux chefs des organes exécutifs de ces collectivités territoriales de rendre compte aux autorités à temps de l’exécution de son instruction. La deuxième mesure prise porte sur une réflexion en cours pour voir avec le bureau central des soldes (BCS) la faisabilité de ramener les salaires des enseignants des collectivités territoriales à ce niveau. Ce qui permettrait de faire face quelque part à ce retard de paiement observé ici et là.

En définitive, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga a promis de prendre des dispositions avec l’appui de ses collègues membres du gouvernement pour résoudre ce problème. Par ailleurs, les questions orales adressées au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux ont été reportées à la prochaine séance plénière.
Après cette interpellation, l’organe législatif de la Transition a approuvé le collectif budgétaire 2020 avec 103 voix pour, une contre et zéro abstention. C’était en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les prévisions rectifiées des recettes et des dépenses sont désormais arrêtées à 2 107, 627 milliards de Fcfa et 2 826,976 milliards de Fcfa. Il se dégage un déficit prévisionnel révisé de 719,349 milliards de Fcfa.

La Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines du CNT a été saisie pour étude au fond du projet de loi de ratification de l’ordonnance n° 2020-001/P-CNSP du 04 septembre 2020 modifiant la loi n° 2019-070 du 24 décembre 2019 portant loi de finances pour l’exercice 2020. Ce projet de loi, initié par le ministre de l’Économie et des Finances, a été adopté par le Conseil des ministres en sa séance du 13 mai 2020.

En effet, compte tenu de l’incidence de la Covid-19 sur les dépenses et les recettes, l’équilibre budgétaire et financier pour l’exercice 2020 sera modifié par l’ajustement des prévisions des ressources et des charges de l’État, ainsi que le déficit
Le ministre de l’Économie et des Finances s’est réjoui de la confiance des membres du CNT avant de promettre de prendre en compte des recommandations et amendements. « Je partage les amendements et recommandations et nous veillerons à leur application », a rassuré Alousséni Sanou.


Oumar Diakité

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Oumar Diakité

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