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Le poomsae n’est pas un combat mais une séance de démonstration

Fidèle à la tradition, la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT) a organisé, samedi dernier, sa première compétition nationale de poomsae de la saison 2020-2021.

L’événement s’est déroulé au Palais des sports Salamatou Maïga et a mis aux prises 10 combattants, issus de cinq clubs : le Foyer et clubs affiliés, le stade Modibo Keïta et clubs affiliés, l’INA et club affiliés, la Fourrière et clubs affiliés et l’École du progrès. Les participants étaient répartis entre les catégories des -18 ans, -30 ans et +30 ans.

Les combattants se sont affrontés dans 5 poomsaes supérieurs : taebaek, koryo, pyongwon, keumgang et sipjin. Chez les Messieurs, Mohamed Camara du dojo Le Foyer s’est imposé dans la finale des -30 ans face à Seydou Konaté de l’école Le Progrès. La troisième place est revenue à Youssouf Sidibé du dojo Le Foyer.

Dans la catégorie des +30 ans, Bakary Tamboura du dojo de l’INA a dicté sa loi devant Bakary Ballo du dojo du Stade Modibo Keïta (SMK), alors que Tahirou Traoré du dojo La Fourrière s’est classé troisième. Chez les Dames, seulement deux athlètes étaient en lice : Fatoumata Sampana du dojo de l’INA et Alimatou Samaké du dojo de l’école Le Progrès.

Les deux combattantes se sont affrontées dans la catégorie des -18 ans et le duel a tourné à l’avantage de Fatoumata Sampana.

Dans son allocution de clôture, le directeur technique national adjoint de la FEMAT, Malick Diallo, ceinture noire, 6è dan, a expliqué que les objectifs visés à travers la compétition est la promotion du poomsae dans notre pays. «Depuis l’année dernière, la fédération s’active pour promouvoir cette nouvelle discipline.

Le poomsae permet de mettre en valeur l’art, la beauté et le charme du taekwondo. Aussi, cette compétition permet-elle aux athlètes de se jauger dans la perspective des échéances internationales. Cette année, il y plusieurs compétitions internationales de poomsae qui attendent nos athlètes, notamment les Championnats d’Afrique et les Championnats du monde», a expliqué Maître Malick Diallo.

Et d’ajouter : «Dans l’ensemble, le niveau des athlètes est bon, il y a juste quelques lacunes à corriger avant les compétitions internationales».

En taekwondo, le poomsae correspond au «kata» en karaté. Le poomsae est une méthode de travail conventionnelle, un combat imaginaire, codifié et dirigé, contre un ou plusieurs adversaires. Le but des poomsae est de permettre un apprentissage progressif des mouvements et des positions de base du taekwondo. Il s’exécute individuellement.

Chaque poomsae possède son propre rythme qui doit être en rapport avec les différents enchaînements. Ainsi, chaque blocage devra être instinctivement suivi de la contre-attaque. Le poomsae n’est pas un combat, c’est plutôt une démonstration ou un combat imaginaire.

Seïbou S. KAMISSOKO

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Seïbou S. Kamissoko

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