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Les exportations de marchandises se sont élevées à plus de 2.153 milliards de Fcfa en 2019, en hausse de 8,1% par rapport à 2018. L’or y représente 72,7%, suivi du coton avec 11,9%

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Mali a organisé ce mercredi au Centre international de conférences de Bamako, la 13è édition de la journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs du Mali au titre de l’année 2019.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef du cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, Fassery Doumbia. C’était en présence du directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré, des directeurs des services centraux de l’État et ceux des sociétés, banques et établissements financiers.


Pour rappel, les comptes extérieurs se composent de la balance des paiements proprement dite, ainsi que de la position extérieure globale. Depuis quelques années, ces comptes sont établis à la sixième édition du Manuel de balance des paiements (MBP6) du Fonds monétaire international (FMI).

La journée de diffusion des comptes extérieurs est l’occasion d’échanger sur un thème en lien avec ces comptes. Cette année, le thème retenu est : «les conditions de réalisation des enquêtes de conjoncture et de balance des paiements dans un contexte de pandémie». Pour le directeur national de la BCEAO, la balance des paiements retrace, pour une période donnée, les transactions entre un pays et le reste du monde, ce qui permet de mesurer les performances de ce pays au niveau de ses différentes composantes. Parmi ces composantes, celle relative aux transactions courantes, qui regroupe les biens, services et revenus, fait l’objet d’une attention particulière. Son solde est un indicateur de la compétitivité des agents économiques résidents sur les marchés extérieurs.

Konzo Traoré a fait savoir que, pour notre pays, les mesures préconisées par le passé pour l’amélioration du solde courant restent d’actualité. Il s’agit notamment de la diversification des exportations, pour réduire la dépendance du pays de l’or, qui en représente en moyenne 70% par an depuis 2017, l’accroissement de la production agricole en vue de réduire les importations de produits alimentaires et la promotion d’entreprises dans le secteur des services, qui alimentent aujourd’hui pour une large part le déficit courant.

Le directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré a expliqué que l’or a représenté 72,7%, suivi du coton (11,9%) des exportations

Parlant des comptes extérieurs du Mali au titre de l’année 2019, le directeur national de la BCEAO a indiqué que les exportations de marchandises se sont élevées à 2.153,4 milliards de Fcfa, en hausse de 8,1% par rapport à 2018. L’or y représente 72,7%, suivi du coton avec 11,9%, pour des montants de 1.566,1 et 256,8 milliards de Fcfa respectivement. Pour leur part, les importations de marchandises FOB (franco à bord ou free on bord), c’est-à-dire en excluant le fret et les assurances, se sont établies à 2.526,9 milliards de Fcfa, en hausse de 14,7% par rapport à 2018.

Ce faisant, la balance commerciale, qui est la différence entre exportations et importations de biens, est ressortie déficitaire de 373,6 milliards de Fcfa, en détérioration par rapport en 2018, où il s’est établi à 212,6 milliards de Fcfa. Cette évolution est imputable à un rythme de progression des importations plus élevé que celui des exportations. Le solde courant, quant à lui, est ressorti à -755,0 milliards de Fcfa en 2019 après -464,5 milliards de Fcfa en 2018 et représente 7,5% du PIB.

Cependant, malgré cette détérioration sensible du solde courant en 2019, le solde global de la balance des paiements est ressorti excédentaire de 264,2 milliards de Fcfa, après l’excédent de 104,9 milliards en 2018. Selon le directeur national de la BCEAO, cette évolution s’explique essentiellement par le compte financier où les entrées nettes de capitaux, en termes d’investissements directs étrangers (IDE), ont connu un accroissement sensible.

Pour sa part, le chef du cabinet du ministère de l’Économie et des Finances expliquera que l’organisation de cette journée constitue l’aboutissement d’un long processus, qui va de l’envoi de questionnaires aux agents économiques à la réunion du Comité de validation de la balance des paiements, en passant par la compilation des données par les services de la Banque centrale.

Fassery Doumbia a indiqué que, depuis quelques années, d’importants efforts ont été accomplis pour réduire le temps d’élaboration des comptes extérieurs de notre pays. Ainsi, selon le chef du cabinet de l’hôtel des Finances, notre pays respecte aujourd’hui les engagements qu’il a pris, en adhérant au Système général de diffusion des données (SGDD) du Fonds monétaire international (FMI). Ces efforts seront poursuivis pour davantage de célérité dans le processus.

S’agissant des données diffusées au terme de la présente journée, Fassery Doumbia a mis en relief le solde excédentaire de la balance des paiements de 264,2 milliards de Fcfa qui est, selon lui, un des meilleurs résultats des dernières années.

Babba B. Coulibaly

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Babba B. Coulibaly

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