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Deux membres du gouvernement étaient hier devant le Conseil national de Transition (CNT) pour répondre aux questions orales sur la hausse des prix des produits de première nécessité. Il s’agit du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed et de son collègue du Développement rural, Modibo Keïta.
Le premier répondait aux questions de Mme Sow Massaran Touré.

La parlementaire voulait savoir les mesures prises par le gouvernement pour faire baisser les prix des produits de première nécessité comme le riz, l’huile, la viande. En réponse, le ministre Mahmoud Ould Mohamed dira que cette situation de hausse des prix n’est pas propre au Mali, mais elle est sous-régionale et conjoncturelle.

En comparant les prix dans la sous-région, il dira que le Mali fait mieux concernant les prix de la plupart des produits alimentaires.
Qu’à cela ne tienne, le gouvernement va s’invertir davantage pour que les produits soient accessibles aux Maliens, a assuré le ministre Mahmoud Ould Mohamed. Au plan structurel, annoncera-t-il, il s’agira d’œuvrer à couvrir l’essentiel de nos besoins de consommation à partir de la production nationale rendant ainsi irréversible la question de la souveraineté alimentaire.

Cependant, Mahmoud Ould Mohamed a reconnu qu’il y a des aspects qui ne dépendent pas du gouvernement comme la fluctuation des prix sur les marchés internationaux.
En la matière, a-t-il expliqué, le gouvernement peut accorder des subventions en exonérant les droits et taxes aux cordons douaniers.

À propos des subventions, le ministre de l’Industrie et du Commerce a révélé que l’incidence financière de la mesure relative à la réduction de 50% des droits de douane à l’importation de l’huile et du riz est de 10,193 milliards de Fcfa. Et la subvention directe aux bouchers coûte à l’État 1,350 milliard de Fcfa. Concernant le prix de la viande, le ministère en charge du Commerce est sur le point de finaliser avec l’organisation professionnelle des bouchers et de la filière bétail une entente qui va ramener le prix du kilogramme de viande avec os à 2.300 Fcfa dès la semaine prochaine.

Pour la fête de Tabaski, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a assuré que des mesures seront prises pour rendre accessible le bétail sur le marché.
Pour sa part, le ministre du Développement rural a soutenu que la question d’augmentation du prix de la viande est structurelle. Car de tout temps, pendant cette période de l’année, les prix augmentent. Malgré le fait que Mali est un pays d’élevage par excellence. Notre pays occupe le premier rang au sein de l’Uemoa et le deuxième au niveau de la Cedeao.



Dieudonné DIAMA

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Dieudonné Diama

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