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Accompagné par une forte délégation, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale d’Italie, Luigi Di Maio, a effectué, la semaine dernière, une visite au Mali pour témoigner de l’importance que son pays accorde au partenariat avec le nôtre sur différents dossiers. Il est prévu d’ouvrir très prochainement une ambassade d’Italie à Bamako à cet effet.

C’est ce qui ressort de l’audience que le président de la Transition, Bah N’Daw, a accordée, le vendredi dernier, au chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, qui a séjourné pendant deux jours dans notre pays. Son homologue malien, Zeïni Moulaye, a assisté à la rencontre à la Villa des Hôtes à la Base B.

Des grandes lignes de la déclaration à la presse de Luigi Di Maio au terme de l’audience, l’on peut retenir le renforcement du partenariat entre les deux pays sur de nombreuses questions comme les dossiers libyen et du terrorisme, la gestion des flux migratoires et la sécurité dans le Sahel.

L’hôte de marque a souligné la volonté de l’Italie de travailler avec le Mali sur ces dossiers et de renforcer nos relations bilatérales. «La prochaine ouverture d’une ambassade d’Italie à Bamako sera un instrument très important pour atteindre ces objectifs ambitieux», a-t-il assuré.

Aussi, la période de Transition représente une fenêtre historique d’opportunités pour ouvrir une nouvelle page politique pour le Mali vers de nouvelles élections démocratiques et inclusives. À ce propos, l’Italie, a promis son ministre des Affaires étrangères, offrira son soutien aux autorités du Mali dans ce parcours, en partenariat avec l’Union européenne.
Le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio (g) a été reçu en audience par le chef de l’État

La stabilisation du Sahel et la lutte contre le terrorisme sont des priorités stratégiques pour l’Italie et pour l’Europe. L’Italie, qui participe à la Task Force Takuba avec l’un des contingents les plus significatifs, est prête à faire ce qui est de son devoir.

Le ministre Di Maio a indiqué que son pays est conscient du prix très élevé que le peuple malien est en train de payer dans la lutte contre le terrorisme. Sur ce sujet, il s’est dit profondément touché par l’attaque terrible contre les Forces armées maliennes qui a eu lieu le 15 mars dernier à Tessit, ayant fait 33 morts chez les nôtres.

Le Sahel et l’Afrique occidentale seront également au centre de la prochaine réunion ministérielle de la coalition anti-Daech que l’Italie accueillera dans les mois à venir.

Par ailleurs, notre pays constitue un partenaire crucial de l’Italie et de l’Union européenne, même en ce qui concerne la lutte contre le trafic d’êtres humains et la gestion des flux migratoires vers l’Europe.

Ainsi, pendant cette visite, il a été décidé de renforcer la collaboration en matière migratoire et de sécurité entre les deux pays. «Un secteur dans lequel nous sommes en train de négocier un mémorandum d’entente que nous espérons pouvoir mener à bien et conclure d’ici peu», a informé le ministre italien.

Aussi, selon le chef de la diplomatie italienne, le nouveau Pacte européen pour les migrations doit considérer l’importance du développement durable et de la stabilité dans le Sahel comme une priorité. L’Italie, selon le ministre Di Maio, continuera à souligner le rôle fondamental de l’Afrique à tous les niveaux multilatéraux. Voilà pourquoi une session de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 qui sera présidée par Luigi Di Maio le 29 juin prochain, sera consacrée précisément au continent africain.


Oumar DIAKITÉ


Lutte contre le trafic humain et les flux migratoires : l’Italie et le Mali raccordent leurs points de vue

En visite dans notre pays, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République italienne, Luigi Di Maio, avec une forte délégation, a rencontré, le jeudi dernier, successivement le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, et les dirigeants des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation.
Ces entretiens ont lieu, dans les locaux du département des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, dans le cadre de la lutte contre la migration, le trafic humain et des efforts pour la reconstruction de la paix dans le Sahel.

À l’issue des échanges, le ministre des Maliens de l’extérieur a confié que l’Italie est très intéressée à travailler avec notre pays. Selon Alhamdou Ag Ilyene, l’Italie est l’un des pays ayant compris que la migration est, elle-même, source de nombreuses difficultés, que les fonds et les drames de ce phénomène participent pour beaucoup dans l’insécurité et la crise au Sahel et au Mali particulièrement.

À cet effet, les deux pays signeront très prochainement un mémorandum qui fixera le cadre de la future collaboration dans les domaines de la lutte contre le trafic humain, les flux migratoires… «Nous allons aussi avoir un projet en commun qui sera financé par la partie malienne et en grande partie par l’Italie pour réduire les effets de ces fléaux», a déclaré Alhamdou Ag Ilyene.

Beaucoup de migrants passent par les régions du Nord de notre pays pour entrer en Europe. Sur ce point, d’après le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, la position du gouvernement est d’impliquer les mouvements signataires de l’Accord là où les forces publiques étatiques n’existent pas. Parce que, rappellera-t-il, dans l’Accord il est prévu très clairement que les mouvements signataires participent à la sécurisation du pays dans des zones où ils sont présents.
«Dans ce cadre, nous demandons aux mouvements de s’impliquer pour la sécurisation et dans le cadre de la lutte contre le fléau», a-t-il exhorté. C’est ce qui explique la rencontre de l’hôte de marque avec les leaders des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

O. D.

autho

Oumar Diakité

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