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La Nation toute entière a été choquée par l'agression du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors de la prière à la Grande mosquée de Bamako le jour de la fête de Tabaski. Dans une vidéo amateur qui a circulé sur les réseaux sociaux, on voit un homme surgir et se jeter sur le chef de l'État qui lui faisait dos. Mais très vite, l'agresseur a été maîtrisé par la garde rapprochée du président.

Au lendemain de cet acte, unanimement condamné par nos concitoyens, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune II du District de Bamako d'atteinte à la sûreté de l'État et de tentative d'assassinat». Le magistrat a donc décidé d'ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette agression.

Cinq jours après les faits, le gouvernement a, dans un communiqué diffusé dimanche soir,informé l'opinion publique que suite à l'agression perpétrée contre le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta le 20 juillet 2021 à la Grande mosquée de Bamako , une enquête a été ouverte pour une tentative d'assassinat et d'atteinte à la sûreté de l'État. Selon le communiqué, l'auteur de l'agression a été immédiatement appréhendé par les services de sécurité. Et au cours des enquêtes qui ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus visées, son état de santé s'est dégradé.

« Admis au CHU Gabriel Touré puis au CHU du Point G, il est malheureusement décédé. Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès», a précisé le communiqué.

Le gouvernement a indiqué toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l'enquête déjà en cours au niveau du parquet de la Commune II, surtout que « les premiers indices collectés et les informations signalé qu'il ne s'agissait pas pas d'un élément isolé». L'opinion sera tenue informée des résultats de l'autopsie et des suites des enquêtes, a promise le gouvernement dans son communiqué.

Hier, nous avons approché le substitut du procureur du Tribunal de grande instance de la Commune II, Faring Bah,pour savoir davantage sur la suite de la procédure. Si le magistrat n'a pas voulu entrer dans les détails, il a tout de même assuré que l'opinion nationale sera informée au moment opportun.


Dieudonné DIAMA

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Dieudonné Diama

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