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La gestion saine des ressources passe par le respect des règles

Le Conseil national de la Transition (CNT) a adopté en février dernier, le Plan d’action du gouvernement de Transition (PAG)qui se décline en six axes prioritaires. Son second axe, relatif à la promotion de la bonne gouvernance, interpelle au premier plan le ministère de l’économie et des Finances.

C’est dans ce cadre qu’il a organisé, jeudi dernier, dans un hôtel de la place, une rencontre d’échanges entre les principaux acteurs de la chaîne des dépenses publiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le chef de cabinet dudit département, Fassery Doumbia.

Cette initiative tient compte des observations, conclusions et recommandations des structures de contrôle interne et externe en charge de la gestion des finances publiques. Elle vise à échanger sur les voies et moyens à explorer afin de consolider les acquis et d’apporter des solutions concrètes et pratiques aux différents dysfonctionnements constatés.

Cela, en vue de proposer de façon collégiale et consensuelle des actions concrètes et pratiques pour l’amélioration de la gestion et du contrôle des finances publiques au double plan conformité (régularité, qualité des pièces justificatives) et performance (efficacité, pertinence,soutenabilité et maitrise des dépenses, train de vie des structures…).

Les stratégies à adopter en la matière pour une gestion saine des ressources passent par le respect des règles, selon le chef de cabinet du ministère de l’économie et des Finances. Pour Fassery Doumbia, certaines règles semblent déphasées, donc n’ont pas suivi l’évolution du temps notamment marqué par la mise en œuvre du budget programme (programmation plurielle annuelle du budget d’état).

La première des choses à faire face à une telle situation est, selon lui, d’aller à une relecture des textes pour les adapter aux réalités et besoins du moment. La seconde, impérative, devra, à son avis, être l’amélioration des contrôles à priori de la part de la direction nationale des contrôles financiers, surtout les contrôles externes. «Il y a lieu de les améliorer en termes de nombre, de diversité, de thématiques.

Ce sont des éléments sur lesquels nous allons nous baser pour aller à une meilleure amélioration», la soutenu Fassery Doumbia.Dans le cadre de la modernisation, le chef de cabinet du département en charge des Finances insistera sur la nécessité d’aller à la digitalisation et à l’intégration des systèmes informatiques des différents acteurs de la chaîne des dépenses publiques. Sans occulter, a insisté Fassery Doumbia, le renforcement des capacités humaines. «Il faut aller à un renforcement des capacités des ressources humaines pour le court terme et envisager également le long terme pour garantir la relève», a-t-il argumenté.

Le ministre de l’économie et des Finances est intervenu à l’ouverture des travaux via une projection vidéo. «Nous devons renforcer les outils et les méthodes du contrôle à priori et à posteriori pour une meilleure transparence dans les dépenses dans un souci de redevabilité», a indiqué Alousséni Sanou. Il a assuré les participants de son engagement à leur fournir l’accompagnement, l’assistance et la supervision nécessaire à l’accomplissement de leurs missions respectives. Le patron de l’hôtel des Finances a aussi incité «ces professionnels praticiens» à faire des propositions concrètes pouvant améliorer la gestion et le contrôle des finances publiques basées sur les résultats.

Amadou GUÉGUÉRÉ

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Amadou Guéguéré

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