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L’expert indépendant de l’Organisation des Nations unies sur la situation des droits de l’Homme, Alioune Tine, vient d’effectuer une mission dans notre pays. Un séjour marqué par plusieurs rencontres, notamment avec le Premier ministre et des membres du gouvernement

En fin de mission dans notre pays, l’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme de l’ONU, Alioune Tine a été reçu en audience, hier à la Primature par le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga. Les deux personnalités ont discuté du Plan d’action du gouvernement (PAG) et de la question de la «résidence surveillée» de l’ancien chef de l’État, Bah N’Daw, et de l’ex-Premier ministre, Moctar Ouane.
Concernant le premier point, à savoir le PAG, l’expert indépendant de l’ONU a déclaré qu’il apprécie le fait que les questions de sécurité et de la présence de l’autorité de l’État partout soient prises en compte dans ce document.

Pour lui, on ne peut parler de respect des droits de l’Homme que quand il y a la sécurité et la protection des populations civiles. La question de l’impunité est également importante pour l’ensemble de la communauté internationale, a souligné Alioune Tine.

Parlant de l’assignation à résidence de certaines personnalités, l’expert de l’ONU a révélé qu’il les a rencontrés et qu’il espère que cette situation va être bientôt un vieux souvenir. «Il y a des mesures concrètes qui sont prises, dont les intéressés nous ont parlées, qui permettent d’avoir de l’espoir sur la levée de cette situation dans le meilleur délai», a-t-il déclaré, avant d’évoquer les Assises nationales. L’expert de l’ONU avec le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga (d)

Pour Alioune Tine, la refondation des institutions de la République et les réformes prévues, sont très importantes et bien détaillées dans le PAG. Pour lui, c’est une base qui permet de corriger la plupart des dysfonctionnements que connaissent les démocraties ouest-africaines à l’heure actuelle. À ses yeux, le Mali est un miroir de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, même si, dira-t-il, ce miroir est «déformant».

Évidemment, une réflexion profonde sur les institutions et les dysfonctionnements pourrait être très largement partagée par les autres pays. «Donc, nous sommes aujourd’hui dans une très forte attente de la mise en œuvre des résultats de ces assises», a déclaré Alioune Tine.

Faisant le bilan de sa mission, l’envoyé des Nations unies résumera que les efforts doivent être faits par tous les acteurs en synergie pour renforcer l’autorité de l’État. Il a également souhaité une mise en œuvre intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Il s’agit de diagnostiquer les défis sur le terrain afin de trouver des réponses au fur et à mesure qui permettent d’avoir une paix durable dans notre pays.

Enfin, Alioune Tine a encouragé les autorités à prendre à bras le corps la problématique de l’impunité, un fléau qui crée un cercle vicieux et décroche les populations de la confiance de l’État et des institutions.

Pour terminer, l’expert indépendant de l’ONU s’est réjoui du degré d’ouverture, d’écoute et d’engagement des autorités qui ont une envie d’assurer le mieux possible le succès de la Transition et dans le délai.


Oumar DIAKITÉ

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Oumar Diakité

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