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L’exposition nous amène dans le Mali profond

La galerie Médina présente, depuis le week-end dernier, l’exposition d’environ une vingtaine d’œuvres photographiques de Tiécoura Daou, intitulée «Jiguisigui, un voyage autour de l’eau».
Le vernissage s’est déroulé, en présence de l’artiste lui-même, du promoteur de la galerie Médina, Lassana Igo Diarra, du directeur pays de l’Ong « Solidarités international», Ugo Fabry, et de Mme Maria Barron de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). L’exposition est le résultat d’un périple dans le Mali profond, où l’auteur a pu constater une réelle problématique liée à l’eau, notamment pour les personnes déplacées qui ont fui les zones de crise (Ménaka, Goundam…) dans le Nord du pays. Elle est organisée par «Solidarités international» à travers son projet ‘Jiguisigui-Relieve the Suffering’ sur financement de l’USAID. Des œuvres, de divers formats, sont exposées et restituent la problématique de l’eau potable dans la localité de Ménaka, une zone aride.

Dans cette localité, l’eau est une denrée rare alors qu’elle est essentielle à la vie et au développement socioéconomique. Les photographies exposées évoquent les difficultés de ravitaillement en eau potable, son importance dans la production agricole et maraîchère à Ménaka et montrent aussi les efforts du projet.
Les tableaux relatent les vécus des différentes communautés en termes de recherche et de gestion d’eau. Ainsi, à travers les images, on sent une joie manifeste de la population à accéder à l’eau. Pour Tiécoura Daou, c’est une façon de contribuer à la recherche du bien-être des personnes déplacées. « Ce projet est une action humanitaire qui a permis d’apporter un espoir à ces personnes », a-t-il soutenu. L’artiste a rendu hommage à ses collaborateurs pour leur contribution dans la réussite du reportage et aux partenaires qui se sont investis pour la réalisation de l’exposition. Ugo Fabry a annoncé que 287.496 personnes ont fui leur lieu de vie, en juillet 2020.

Face aux besoins de ces populations déplacées, ses équipes, avec le soutien de l’USAID, ont mis en œuvre le projet « Jiguisigui-Relieve the Suffering » pour réduire la souffrance des déplacés. Ce programme a permis d’aider plus de 2.000 personnes par la mise à disposition de points d’eau.
«La photographie nous permet d’affronter les réalités humaines. Elle fait appel à l’émotion, à la réflexion», a commenté Mme Maria Barron, avant d’expliquer les motivations de son Institution à soutenir ce projet photographique dans une localité dans le Nord du Mali.
Selon elle, l’USAID est au service des communautés les plus vulnérables. « Elle travaille pour sauver des vies et apporter l’assistance humanitaire en temps de crise. Ce projet contribue à réduire la morbidité des populations particulièrement vulnérables face aux maladies d’origine hydrique dans les Régions de Kidal, Ségou et Tombouctou », a-t-elle expliqué.

Le projet a pu assister plus de 26.900 personnes dont 7.400 déplacées. «L’exposition reste accrochée jusqu’à la fin du mois », a annoncé le promoteur de la galerie, avant de saluer l’initiative, en cette période de Covid-19 et d’insister sur le respect des mesures barrières contre cette maladie.


A. S.

autho

Amadou Sow

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