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Le 27è anniversaire du PMU Mali offre l’occasion au secrétaire général du comité syndical des travailleurs permanents de parler du climat social et du rôle de ses camarades dans la bonne marche du travail

L’Essor : Monsieur le secrétaire général, pouvez-vous présenter brièvement votre comité syndical ?

Fadaman Kéïta : Permettez-moi, à l’entame de mes propos, de remercier votre rédaction pour l’honneur que vous me faites de me réserver quelques lignes dans vos colonnes.

Pour revenir à votre question, je suis le 4ème secrétaire général du comité syndical du personnel permanent du PMU Mali. Nous sommes affiliés à la Fédération nationale du pétrole, du commerce, des assurances, banques et établissements financiers (FENPECAB), elle aussi à la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Notre comité siège aux comités exécutifs de la fédération et de la centrale.

L’Essor : Le PMU Mali est considéré comme l’une des entreprises les plus prospères de notre pays. On imagine bien que vous êtes-vous fier?

Fadaman Kéïta : Merci pour le compliment. Je suis naturellement fier de ce classement, et cela pour deux raisons. D’une part, le sentiment d’avoir été l’un des artisans de la croissance de la société. Vous savez, très peu de personnes miseraient gros sur le PMU Mali au début de son lancement. Le pari sur les courses hippiques a commencé le 1er septembre 1994. C’était une course de tiercé, produit unique.

Il y avait deux courses par semaine : une le jeudi et une autre le samedi. à la toute première course, il y a eu neuf gagnants dans l’ordre pour un gain de 970.000 Fcfa et trente-neuf gagnants dans le désordre pour 113.500 Fcfa pour une masse partagée de 9.556.500 Fcfa.

Or, de nos jours il y a au moins cinq courses ALR par semaine pour une masse moyenne de 100 millions partagée chaque course. Les PCD (salles de courses en direct), qui fonctionnent sept jours sur sept, font au moins les mêmes chiffres que l’ALR (prise de paris en kiosques). Du produit unique au lancement, nous sommes à la dizaine aujourd’hui : quarté, couplé, quinté, tiercé à l’ALR ; jumelé, trio, Quattro au PCD, le Pari-foot, le Loto Chance, le Millionnaire.

La performance de la société a rendu possible la réalisation des objectifs qui lui ont été assignés dès le départ au nombre desquels, on peut retenir : la création d’emplois directs et indirects (salariés permanents, vacataires, prestataires de services) ; les investissements en matière d’éducation, de santé, de sécurité et de la protection civile, de la télécommunication ; de l’appui à la promotion de la race chevaline, j’en passe.

Après vingt-quatre ans de loyaux services dans une telle entreprise, convenez avec moi que j’ai de réels motifs de satisfaction et de fierté sans désobéir au principe de l’humilité.

L’Essor : Quel est le climat social qui prévaut actuellement au PMU Mali ?

Fadaman Kéïta : Vous savez, si on donne toutes les chances au dialogue dans une entreprise, le climat social ne peut qu’être apaisé. à deux ans et demi de mon mandat, nous sommes à notre cinquième directeur général et avec chacun d’eux, nous avons entretenu des rapports très cordiaux. Toutefois, l’instabilité chronique dans la gouvernance de l’entreprise n’est favorable à la réalisation d’aucun objectif managérial.

Le syndicat et la direction sont deux poumons d’un même corps, à ce titre un climat délétère entre ces deux composantes ne peut qu’hypothéquer dangereusement l’existence de la société. En tant que syndicat responsable, nous faisons du dialogue social notre principe de base ; et jusqu’ici nous avons toujours rencontré une oreille attentive de la part de la direction.

Je ne saurai terminer mes propos sans faire une mention spéciale à l’actuel directeur général, Fassery Doumbia qui fait du dialogue d’entreprise un principe de gestion.

Propos recueillis par
Youssouf DOUMBIA

autho

Youssouf Doumbia

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