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Mahamadou Kassogué : ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux

Le nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, est un magistrat chevronné avec une expérience établie en matière d’enquêtes sur la corruption et les infractions assimilées Né le 21 mai 1974 à Bandiagara, Mahamadou Kassogué est détenteur d’un Master 2 recherche en Droit privé général obtenu en 2015 à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest-unité universitaire de Bamako (Ucao-UUBa) en 2015.

Auparavant (1998), il avait obtenu son diplôme de Maîtrise en sciences juridiques (droit privé) à l’École nationale d’administration (Ena). Nommé magistrat à compter du 1er janvier 2004, le ministre Kassogué a été juge d’instruction et substitut du procureur dans plusieurs tribunaux du pays, avant de devenir, en 2019, procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, en charge du pôle économique et financier de la capitale.

Mamadou Kassogué a également été formateur à l’Institut national de formation judiciaire et formateur national de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC)en matière d’enquêtes financières (y compris le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme), de poursuite et saisie des avoirs criminels... L’homme de droit a été impliqué dans divers domaines relatifs à la gouvernance, à la lutte contre la délinquance économique et financière, à la criminalité transnationale organisée, au financement du terrorisme et au terrorisme en général.

Le ministre Mahamadou Kassogué s’est fait une réputation dans ces domaines à travers des activités de poursuite, d’instruction, de sensibilisation, de formation, d’animation et de modération de nombreux séminaires, conférences et colloques à travers le monde.Il fut consultant juriste institutionnel du G5 Sahel, de la Misahel et de l’USAID dans le cadre de l’élaboration du «Cadre régional de référence du G5 Sahel» en matièrede lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.

Le nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux est marié et père de trois enfants.

Colonel-major Daoud Aly Mohammedine : ministre de la sécurité et de la protection civile


Le nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile est un homme de terrain qui a suffisamment d’expérience pour mener à bien sa mission, à savoir le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Le colonel-major Daoud Aly Mohammedine a été, en effet, Commandant du secteur 4 des opérations «Maliba» et «Dambé». Cet officier supérieur émérite fut également Commandant de l’opération «Seno». Né le 25 avril 1972 à Tessalit, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine a fréquenté le Prytanée militaire de Kati, entre 1984 et 1991. De 1991 à 1995, il a suivi une formation à l’École militaire interarmes (Emia) de Koulikoro. Deux ans plus tard, il s’envole pour la Chine pour suivre une autre formation en application infanterie (forces spéciales). En 2005, Daoud Aly Mohammedine fréquente l’École d’État-major de Compiègne en France, puis l’École de guerre de Paris, entre 2011 et 2012.

L’officier supérieur a occupé plusieurs postes de commandement. Il a été Aide de camp de l’ancien président, feu Amadou Toumani Touré de 2004 à 2011, Commandant de l’Emia de Koulikoro, de 2012 à 2013, puis Commandant de de l’École d’État-major nationale de Koulikoro. Entre 2015 et 2018, Daoud Aly Mohammedine occupera le poste de Commandant de la 6è Région militaire (Mopti), puis celui de la 3è Région militaire 5 Kati), de 2018 à 2019. Plus tard, entre 2019 et 2020, il deviendra directeur général du Service national des jeunes (SNJ) et chef d’État-major général-adjoint des armées, un poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination au gouvernement.

Le colonel-major Daoud Aly Mohammedine a reçu plusieurs décorations nationales et étrangères. Marié et père de trois enfants, le nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile parle français, anglais, bambara et tamasheq.

Ibrahim Ikassa Maïga : ministre de la refondation de l’état, chargé des relations avec les institutions


C’est le professeur d’enseignement supérieur, Ibrahim Ikassa Maïgaqui conduira le processus de refondation de l’État, un des grands chantiers de la Transition. Il ne manque pas d’atouts pour réussir sa mission. Né le 5 février 1971 à Tondibi dans le Cercle de Bourem-Foghass, Ibrahim Ikassa Maïga fit son enfance à Sévaré. Il y effectua ses études fondamentales et secondaires et obtint le baccalauréat dans la série Langues et Littérature (LLT) en 1991.

Orienté à l’École nationale d’administration (ENA) de Bamako, il décroché sa maîtrise en sciences juridiques en juin 1996, puis un diplôme de 3è cycle en droit économique international obtenu à la Faculté de droit et sciences politiques de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso) en 1997. De retour au pays, Ibrahim Ikassa Maïga commence sa carrière d’enseignant à l’ENA, érigée entre-temps, en Faculté de sciences juridiques et économiques et dans des établissements privés.

Parallèlement, il travaille, de 1999 à 2005, pour la présidence de la République du Mali en qualité de chargé de mission au cabinet du conseiller chargé de l’analyse, de la synthèse et de la prospective juridiques, politico-administratives et économiques (DAS). Ibrahim Ikassa Maïga a aussi été cadre au département des affaires juridiques à la BNDA-Mali (2005-2008), responsable juridique à Écobank-Mali (2008-2011) et coordonnateur de la gestion des ressources humaines pour le Groupe sud-africain BME-OMNIA pour la Zone Afrique de lOuest.

Très actif dans le domaine associatif depuis sa tendre jeunesse, le nouveau ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, entre tardivement en politique et devient militant de l’Union pour la République et la démocratie (URD) où il occupe le poste de secrétaire chargé de la justice et des institutions au sein du bureau exécutif national. Élu au conseil municipal de la Commune de Taboye (Cercle de Bourem) en 2016, il se porte candidat au scrutin législatif de la circonscription de Bourem en mars 2020.

Dans la foulée, il participe à la création du mouvement Espoir Mali Koura (EMK) et du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), dont il devient une des figures. Marié et père de sept enfants, Ibrahim Ikassa Maïga parle parfaitement le français, le songhay et le bambara, et moyennement l’anglais.

Mme Dembélé Madina Sissoko : ministre des transports et des infrastructures

Mme Dembélé Madina Sissoko, née le 10 janvier 1971 à Ségou, est la nouvelle patronne du ministère des Transports et des Infrastructures. Titulaire d’un diplôme d’Ingénieur en génie civil, option bâtiment et travaux publics obtenu en 1998 à l’École nationale d’ingénieurs Abderhamane Baba Touré du Mali (ENI-ABT) avec mention bien, elle est en terrain connu et semble suffisamment outillée pour relever les défis qui l’attendent.

Professeur de génie civil (dessin technique, résistance des matériaux, béton armé, exploitation, métré, technologie et législation du bâtiment) dans les établissements d’enseignement technique et professionnel du Mali en 1998, Mme Dembélé Madina Sissoko a dirigé, supervisé et contrôlé plusieurs grands chantiers et travaux de construction de 1999 à 2014, sur l’ensemble du territoire national. En 2014, elle a été désignée chef de projet de construction des Centres de formation professionnelle moderne dans le domaine du bâtiment et travaux publics au compte du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle dans le cadre des coopérations sino-malienne et marocaine.

Professeur principal de génie civil et chef de département génie civil à l’Ecica - lycée technique en 2002, elle a été directrice générale de l’Unité de formation et d’appui aux entreprises/maintenance bâtiment en 2010. Adjointe et directrice générale de l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle en 2016, Mme Dembélé Madina Sissoko est promue directrice nationale de la formation professionnelle en 2019.

Le nouveau ministre des Transports et des Infrastructures a suivi des formation en procédure d’analyse de situation de travail (AST) au Maroc en 2006, en ingénierie de la formation «IEFTP» au cabinet Sogema et en pédagogie et l’andragogie à l’Université de «Sherbrooke» au Canada ( 2008 et 2009).

Mariée et mère de quatre enfants, Mme Dembélé Madina Sissoko est officier de l’Ordre national du Mali depuis 2020. Elle parle français, anglais et bambara.

Abdoulaye Diop : ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale
Jusqu’à une date récente, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale occupait le poste de directeur de cabinet du président de la Commission de l’Union africaine (UA). Aussi, Abdoulaye Diop a-t-il servi comme conseiller spécial auprès du secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), une agence spécialisée de l’Union Africaine.

Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, 2014-2017, Abdoulaye Diop a également fait valoir ses compétences à Addis-Abeba en Éthiopie où il a été directeur du bureau Afrique du Programme alimentaire mondial (Pam) et représentant auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Auparavant, il avait déjà travaillé trois ans pour le Pam (2009-2012) dont il était le représentant et le directeur des opérations pour le Malawi. Le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a également été conseiller diplomatique des présidents Alpha Oumar Konaré et feu Amadou Toumani Touré (2000-2003) puis ambassadeur du Mali aux États-Unis.

De ses bureaux à Washington, il couvrait aussi le Brésil, le Chili, le Mexique, le Pérou et l’Uruguay. Son mandat fut marqué par la signature d’un accord avec le Millenium Challenge Corporation (MCC) d’un montant total d’environ 230 milliards de Fcfa) destinés à augmenter la productivité agricole et l’accès aux marchés régionaux et internationaux (nouvel aéroport de Bamako Sénou, entre autres). Abdoulaye Diop s’impliqua aussi fortement dans la réussite du Folklife Festival organisé en 2003 par le Smithsonian avec le Mali comme invité principal.

Titulaire d’une maîtrise, section diplomatique de l’ENA d’Alger (1989), d’un DESS en diplomatie et administration des organisations internationales de l’Université Paris XI et d’un DEA en relations internationales de l’Institut international d’administration publique (IIAP) de Paris (1994), Abdoulaye Diop a été fait en 2009 docteur honoris causa en service public de Chatham Université à Pittsburg aux États-Unis. Dans sa carrière, le diplomate a occupé différents postes au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et a été conseiller à l’ambassade du Mali à Bruxelles.

Par ailleurs, le nouveau chef de la diplomatie malienne est membre de plusieurs conseils d’administration et comités de gouvernance, notamment au sein de la Fédération internationale de football association (Fifa), membre du Groupe de travail sur la réforme de la Caf-Fifa et membre du Conseil consultatif international (IAB) du Forum d’Assouan (Égypte). Abdoulaye Diop parle couramment le français, l’anglais et le bambara.

Diéminatou Sangaré : ministre de la santé et du développement social
C’est une inspectrice de sécurité sociale, doublée d’une ingénieure économiste, qui occupe désormais le fauteuil de ministre de la Santé et du Développement social. Mme Diéminatou Sangaré qui fait partie des femmes ayant crevé le plafond de verre, a toujours mis le curseur sur les performances pour être jugée aux résultats. Elle est une somme d’humilité, d’assurance et de fermenté. Autrement dit, une main de fer dans un gant de velours.

Diéminatou Sangaré, née en 1966, a décroché un baccalauréat technique en série mathématiques technique économie en 1985 au lycée Technique, avant de s’envoler pour des études supérieures áSaint-Petersburg (en Russie), notamment à l’Institut des ingénieurs économistes Palma Togliatti où, elle obtient entre 1986 et 1991 un diplôme d’ingénieur économiste (spécialité organisation et traitement informatisé des informations économiques). Elle est aussi détentrice d’un deuxième cycle des cadres supérieurs de sécuritésociale de l’École nationale de sécurité sociale (ENSS) de France, précisément de Saint Étienne en 2002. Une année auparavant, elle était passée par le Centre ivoirien de formation des cadres de sécurité sociale où elle est sortie major de la 11è promotion du premier cycle des cadres supérieurs de sécurité sociale.

La nouvelle ministre en charge de la Santé a également fait de nombreux cours et stages de perfectionnement dans beaucoup de pays africains et d’ailleurs, notamment Cameroun, Côte d’Ivoire,Maroc, Bénin, Togo et Canada, dans des domaines divers, notamment la formation sur la méthodologie d’élaboration de la cartographie des risques, l’administration et sécurité des systèmes d’information. Elle a aussi été outillée sur les techniques statistiques et actuarielles et le système d’information, d’autonomisation des activités de recouvrement.

Diéminatou Sangaré a d’abord rodé ses méthodes à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) comme chef du service de l’informatique et de la statistique, avant de prendre les rênes de la direction du système d’information de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) et d’être nommée après directrice de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) où, elle restera jusqu’à sa nomination. Elle parle et écrit correctement le français et le russe et son violon d’Ingres est le sport et la lecture du Coran.

Mme Sidibé Dédéou Ousmane : ministre de l’éducation nationale

La nouvelle titulaire du portefeuille de l’Éducation nationale s’appelle Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Née le 5 décembre 1958 à Tombouctou, elle y fit ses études fondamentales de 1966 à 1971. Elle fréquenta ensuite le lycée franco-arabe de Tombouctou où elle décrocha la 1ere partie du baccalauréat (Bac) puis la 2è partie du bac au lycée Askia Mohamed de Bamako en 1978.

Dédéou Ousmane poursuivit, de 1978 à 1984, ses études en droit administratif et en droit international à l’École nationale d’administration (ENA). En 2007, elledécrocha le diplôme de l’École nationale supérieure de sécurité sociale à Saint-Étienne (France). Les activités professionnelles de la nouvelle ministre de l’Éducation nationale ont démarré à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) en 1985 en tant qu’inspectrice de sécurité sociale.

En 1991, elle est nommée cheffe adjointe du service contentieux de l’INPS, puis elle occupe pleinement ce poste en 1994. En 2014, Mme Sidibé Dédéou Ousmane est nommée directrice des affaires juridiques et du contentieux de l’INPS. Depuis juin 2014,elle est membre fondatrice de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) dont elle était la secrétaire générale jusqu’à sa nomination comme ministre de l’Éducation nationale. Elle a aussi participé au processus de l’Accord pour la paix et de la réconciliation issu du processus d’Alger. Mme Sidibé Dédéou Ousmane est mariée et mère de 6 enfants dont deux filles.

La sexagénaire parle plusieurs langues : sonhrai, bambara, peulh, français, anglais et allemand. Dès sa prise de fonctions, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale entend rétablir un climat de confiance entre les autorités et les acteurs de l’école (enseignants, élèves, parents d’élèves). Elle envisage aussi de restaurer, d’apaiser le climat social et consolider les acquis des enseignants afin de passer une bonne année scolaire et des examens scolaires normaux, transparents et crédibles.

Diawara Aoua Paul Diallo : ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social


Celle qui prend, à 68 ans, les rênes du département du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social est détentrice d’un Master en administration publique et en affaires internationales, option «Développement économique et social», un diplôme obtenu en 1986 à l’Université de Pittsburgh, aux États-Unis.Auparavant, Diawara Aoua Paul Diallo avait décroché, en 1978, sa maîtrise en administration publique à l’École nationale d’Administration (ENA). Ces parchemins seront de précieux atouts pour l’actuelle ministredu Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social pour mener une brillante carrière au Mali et à l’extérieur.

Sur le plan national, Aoua Paul Diallo fut, de 1978 à 1983, chef du personnel à la direction nationale de la géologie et des mines. Entre 1986 et 1992, elle sera fonctionnaire national de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), puis administrateur technique international du Programme national de lutte contre le Sida à l’OMS en Mauritanie.

De 1994 à 1995, elle servira au Bureau régional de l’OMS du Congo (Brazzaville) comme administrateur technique international. En février 1996, Diawara Aoua Paul Diallo retourne au bercail pour devenir analyste de programme au Programme des Nations unies pour le développement (Pnud/Mali), chargée de la gouvernance sociale (Éducation, santé, VIH/ Sida, etc.). D’octobre 2002 à septembre 2005, elle servira en République du Congo (Brazzaville) en qualité de coordonnateur de l’OnuSida de ce pays, puis en Côte d’Ivoire, de 2005 à 2009. De janvier 2010 à mars 2011, elle fut chef d’équipe de l’Unité de coordination pays à Genève en Suisse.

De 2011 jusqu’à sa nomination au poste de ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Diawara Aoua Paul Diallo était consultante et promotrice d’école. Elle a notamment participé à la mission préparatoire Interpeace dans le cadre de la paix et la réconciliation nationale.

Suite la liste des nouveaux membres du gouvernement

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