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L’atelier visait à trouver des réponses aux multiples défis qui assaillent le secteur

L’Alliance franco-malienne de Mopti a abrité les 15 et 16 avril un atelier de renforcement des capacités sur le rôle et les responsabilités des gestionnaires des sites du patrimoine culturel.

Initiée par le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme à travers la direction nationale du patrimoine culturel avec l’accompagnement de l’UNESCO, cette importante rencontre a mobilisé une vingtaine d’acteurs (autorités administratives, élus et gestionnaires de sites) des Régions de Mopti, Bandiagara, Tombouctou et Gao. Il s’inscrit dans le cadre du «projet de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine culturel du Mali» financé par l’Union européenne à travers l’UNESCO.

L’ouverture des travaux de la session était présidée par Mamadou Cissé conseiller technique représentant Mme la ministre en charge de la Culture. Le conseiller aux affaires économiques du gouverneur de Mopti, Ousmane Diallo, le représentant de l’UNESCO, Modibo Bagayoko et le directeur national du patrimoine culturel, Moulaye Coulibaly ont également pris part aux travaux. L’objectif de cet atelier était de trouver des réponses aux multiples défis qui assaillent le patrimoine culturel.

Les participants ont échangé sur les questions suivantes : comment assurer la gestion et la conservation efficientes et durables des sites du patrimoine au Mali ? Comment prévenir la destruction du patrimoine culturel en situation de conflit et en temps de paix ? Comment assurer l’appropriation du patrimoine culturel par les collectivités et les communautés avec une implication active de la jeunesse dans la protection et la valorisation du patrimoine culturel ?

Les participants ont d’abord défini le concept patrimoine culturel; à savoir sa définition, sa typologie et ses catégories avant de faire l’état des lieux des sites et monuments culturels et les stratégies développées dans le cadre de leur protection et leur promotion dans les localités concernées.

Pour le représentant de l’UNESCO, Modibo Bagayoko, le riche patrimoine culturel du Mali dans sa diversité constitue un élément fédérateur auquel s’identifie l’ensemble des groupes ethnolinguistiques.

Ce patrimoine mérite d’être sauvegarder des défis et menaces que sont, entre autres, les destructions, l’occupation anarchique des sites et leurs servitudes, les dégradations liées au manque d’entretien, le pillage des sites archéologiques alimentant le trafic illicite des biens culturels.

Il a rendu un vibrant hommage aux communautés des sites du patrimoine mondial au Mali notamment Djenné, Bandiagara, Tombouctou et Gao pour leur courage et leur résilience dans l’adversité. Ces dernières ont, face au fanatisme et à l’extrémisme violent, donné une véritable leçon de tolérance, de dialogue et de paix, qui résonne bien au-delà des frontières du Mali.

Le représentant du ministre a salué et remercié l’Union européenne à travers l’UNESCO pour son accompagnement dans la sauvegarde des éléments identitaires du Mali.

Le directeur régional de la culture de Mopti, Adama Traoré a souhaité que ces sessions se tiennent au plus près des sites, avec une plus grande implication des jeunes dans l’espoir de transmettre à cette génération, un patrimoine préservé dans son intégrité et son authenticité.

Dramane COULIBALY
Amap-Mopti

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