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Lors d’une rencontre entre les autorités locales et des partenaires

Situé au sud-ouest du Mali, à cheval sur les communes rurales de Gadoudou I, Gadougou II et Koulou, dans la Région de Kita, les Aires protégées du Complexe du Mandé Wula et du Nema Wula couvrent une superficie de 132.000 ha. Elles ont été classées par le décret n° 10-091 du 15/02/2010, comme réserve de faune du Mandé Wula, le décret n° 10-092 du 15/02/2010, comme réserve de faune du Nema Wula et les Zones tampons Nord et Sud. L’Arrêté n° 2011/1643 MEA du 9/05/2011 crée la Zone d’intérêt cynégétique de Faragama.

La zone du complexe des aires protégées du projet, constitue l’une des régions les plus riches en diversité biologique de l’Afrique de l’Ouest. Cette zone comporte un élément d’importance majeure pour l’écologie régionale, puisqu’elle reste, malgré une diminution importante des déplacements, un couloir de migration des grandes antilopes. Ce couloir biologique s’étend entre le Parc du Niokolokoba au Sénégal, la zone forestière de République de Guinée, les Parcs nationaux (Kouroufing et Wongo), et le Complexe de la Boucle du Baoulé (actuellement classé Réserve de Biosphère) au Mali.

La zone du Projet était jadis (1960/1980) réputée pour sa biodiversité et son potentiel en faune aussi important que varié. Elle comprenait pas moins de 136 espèces de mammifères, dont 70 de grandes tailles qui se déplaçaient dans les savanes soudaniennes occidentales et dans la zone sahélienne. Certaines de ces espèces autrefois abondantes comme l’Eland de Derby, le damalisque, etc. ont aujourd’hui totalement disparu ou sont gravement menacées d’extinction.

Le Projet d’aménagement, de restauration et de revalorisation de la biodiversité du complexe d’Aires protégées Mandé Wula-Néma Wula, va bénéficier aux populations de six villages dont Gallé, Limakolé, Galicendé, Krikania, Sitaoulé et Segouna, soit une population actuelle d’environ 60.000 personnes et probablement plus de 100.000 à l’horizon 2025. Il vise la protection et la conservation de la biodiversité à travers l’aménagement, la protection et la surveillance des différentes aires protégées amodiées, afin de réduire l’érosion de la biodiversité et aboutir à un modèle de gestion reproductible à l’échelle nationale.

En procédant à la valorisation économique des ressources naturelles, le projet va par exemple permettre d’exploiter durablement les ressources naturelles par l’organisation d’activités écotouristiques (infrastructures hôtelières, découvertes et activités de plein air).

C.A.D

autho

L'ESSOR

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