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L’Essor : Le championnat démarre ce samedi. Sous quel signe la fédération place la saison ?

Harouna B. Maïga :
Le championnat national reprend ses droits dès demain. Cette année, la compétition est placée sous le signe de la continuité et de la promotion de la discipline à travers le pays. Toutes les dispositions ont été prises par la fédération et je puis assurer que tout est fin prêt pour le démarrage de la compétition.
La particularité du championnat 2020-2021, c’est qu’il se disputera, comme le précédent, dans un contexte marqué par la crise sanitaire. Cela revient-à dire que nous allons respecter les mesures barrières édictées par les autorités. La salle sera ouverte au public, mais en respectant la distanciation sociale.
L’Essor : Quelles sont les grandes innovations de la compétition cette année ?

Harouna B. Maïga :
Nous allons essayer de consolider les innovations qu’on a eu à faire lors de la saison dernière. Il s’agit notamment du Carré d’as après la phase de poules qui a été instauré lors de la précédente édition. Cette année encore, il y aura le Carré d’as, avant la phase de play-offs et nous allons essayer de l’améliorer.
L’Essor : Il y a quelques semaines, la fédération a signé une convention de partenariat avec Fiba, de quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que cette convention va apporter au Mali ?

Harouna B. Maïga :
Avec Fiba, nous avons signé un contrat de diffusion de tous nos matches en live streaming (diffusion en direct sur Internet, ndlr). Avant, c’était sur le site de la fédération, cette fois, ce sera sur le site de Fiba. Et là, nous attendons les équipements pour les installer. Fiba connected stadium est une initiative conjointe de la Fiba et de Synergy sports, anciennement connue sous le nom d’Atrium sports, conçue pour soutenir les membres et les ligues des fédérations nationales, en donnant accès à une technologie innovante pour aider à diffuser en direct les jeux, améliorer l’expérience des fans avec des superpositions graphiques et des commentaires, attirer de nouveaux publics, mieux utiliser leur contenu et donc maximiser leur valeur pour leurs membres.

L’Essor : On parle aussi des droits TV qui commencent à renflouer les caisses de FIBA Afrique, qu’en est-il ?
Harouna B. Maïga :
Au niveau de Fiba Afrique, on commence à avoir des droits TV. Cela pourra permettre d’accompagner les fédérations. Ce sera un moyen parmi tant d’autres pour accompagner les équipes africaines.
L’Essor : Nos Aigles basketteurs seront au Rwanda pour l’Afrobasket 2021, mais la qualification au Mondial reste quand même une mission très compliquée. Est-ce que vous êtes confiant pour la suite des événements?

Harouna B. Maïga : Avec les ressources que nous avons, on peut y arriver. La difficulté sera de réunir nos jeunes joueurs qui évoluent en Europe et surtout aux États-Unis. Avec leur calendrier, ce n’est pas facile d’avoir les étudiants à notre disposition. Étant donné qu’ils ne sont pas concernés par les dates FIBA, c’est donc compliqué de les avoir. Il y a aussi d’autres joueurs qui n’ont pas eu assez de temps de jeu à cause de l’arrêt des championnats en raison de la crise sanitaire. Ils viennent, pour la plupart, de reprendre les compétitions. Tous ces jeunes-là vont intégrer l’équipe petit à petit.

L’Essor : Avez-vous un message à l’endroit du monde du basket-ball malien ?
Harouna B. Maïga :
Mon message pour le monde du basket-ball malien est de demander aux supporters de respecter les mesures barrières. La fédération compte beaucoup sur leur bonne compréhension et espère que la pandémie de la Covid-19 sera bientôt éradiquée. C’est une situation difficile pour tout le monde, mais chacun de nous doit comprendre que la santé est prioritaire. La fédération invite les supporters à veiller à cela.

Interview réalisée par
Seïbou. S. KAMISSOKO



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Seïbou S. Kamissoko

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