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À l’heure du bilan, d’importants progrès ont été réalisés. Le pourcentage d’enfants ayant reçu trois doses de vaccin pentavalent est passé de 66% à 77% entre 2016 et 2019. La baisse du taux de retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est passée de 38% en 2013 à 27% en 2018. Mais, il y a encore des défis à relever comme la baisse de la scolarisation à cause de la fermeture des écoles dans de nombreuses localités

À l’instar de la communauté africaine, notre pays a célébré, hier, la 30ème Journée de l’enfant africain sous le thème national : «30 ans après l’adoption de la charte : progrès réalisés, défis et perspectives pour un Mali digne de ses enfants». L’événement que consacre le 16 juin a été différé dans notre pays pour des contraintes de calendrier des autorités.

Le clou de la Journée a été une rencontre organisée, hier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founè Coulibaly. C’était en présence de ses collègues du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, des chefs traditionnels et leaders religieux.

La Journée offre l’opportunité aux différents acteurs en charge des questions de protection et de promotion des droits des enfants d’échanger sur les préoccupations de l’heure.

Dans son intervention, la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans notre pays, Sylvie Fouet, a rappelé que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE) a été adopté par l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine, réunie en sa seizième session ordinaire à Monrovia (Libéria) du 17 au 29 juillet 1979, par laquelle elle reconnaît prendre toutes mesures appropriées pour promouvoir et protéger les droits et le bien-être de l’enfant africain.

Le document s’inspire de la Convention relative aux droits de l’enfant. Et d’ajouter qu’en jetant un regard rétrospectif sur la situation des enfants, on constate d’importants progrès.

Le pourcentage d’enfants ayant reçu 3 doses de vaccin pentavalent s’est amélioré, passant de 66% à 77% (source WEUNIC 2020), le taux brut de scolarisation au niveau primaire selon elle, a aussi connu une progression de 72% en (2016/17) à 79% en (2O18/ 2019), selon les rapports de suivi des indicateurs scolaires.

Toutefois, il existe encore beaucoup d’enfants au Mali qui ne jouissent pas de tous leurs droits, a indiqué la patronne de l’organisation onusienne. Pour Sylvie Fouet, plus de 1.573 écoles ont été fermées en mai 2021, selon les informations recueillies auprès du cluster éducation.

La Journée offre l’opportunité aux différents acteurs en charge des questions de protection et de promotion des droits des enfants d’échanger sur les préoccupations de l’heure

Le président du Parlement des enfants au Mali, Nouhoum Chérif Haïdara, dont le mandat prend fin en décembre prochain, a expliqué qu’au regard du thème national, il s’agit de mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant depuis (30) ans. Il faut aussi relever les défis qui obstruent le chemin vers la protection et la promotion des droits spécifiques des enfants.

La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a rappelé la pertinence du thème national qui illustre tout l’intérêt qu’accordent notre pays et ses partenaires à l’effectivité de la mise en œuvre de la Charte africaine en question. Elle a aussi souligné que la Journée offre l’occasion de dresser un bilan rétrospectif des efforts conjugués ces trois dernières décennies.

Pour Mme Wadidié Founè Coulibaly, il s’agit également d’identifier les facteurs endogènes et exogènes, constituant des défis à relever, et enfin de développer des réponses appropriées, participatives et inclusives avec et par les enfants dans les différents secteurs de protection de cette couche. La CADB a été adoptée en 1991 et ratifiée par le Mali en 1998. Pour elle, de sa ratification à nos jours, notre pays a enregistré des avancées significatives.

À titre d’exemple, la ministre en charge de la Promotion de l’Enfant a cité le domaine socio sanitaire où, la baisse du taux de retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est passé de 38% en 2013 à 27% en 2018. Elle a aussi donné d’autres indices de progrès.


Mme Wadidié Founè Coulibaly a également rassuré que son département reste engagé à tout mettre en œuvre pour la réalisation des droits des enfants, avant de témoigner de sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leurs appuis constants.

Rappelons que la Journée de l’enfant africain est le souvenir de la répression sanglante des centaines d’enfants de Soweto lorsqu’ils ont battu le pavé le 16 juin 1976 pour réclamer leurs droits. Depuis, le 16 juin a été consacré Journée de l’enfant africain.


Amsatou Oumou TRAORÉ

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Amsatou Oumou Traoré

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