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Instaurée en 2019 par l’organisation mondiale de la santé (OMS), la journée mondiale de la sécurité des patients est célébrée ce 17 septembre. Le Mali, n’est pas en marge de l’évènement plaidant cette année pour de meilleurs soins maternels et néonatals.


Sous un hangar au niveau du bloc opératoire du Centre de santé de référence (Csref) de la Commune IV, des personnes attendent. Ce sont pour beaucoup des mères qui ont eu des complications lors de l'accouchement. D’autres personnes sont au chevet des nouveau-nés. Avant d'accéder au premier étage d'un bâtiment de ce bloc opératoire, les visiteurs se débarrassent de leurs chaussures. « J'ai oublié de monter avec mes chaussures. Un agent de santé m'a instruit de laisser mes chaussures à la première marche de l'escalier », dit un enseignant dont l'enfant souffre de problème respiratoire.
Assis sur une chaise métallique, il dénonce une pratique du Csref qui consiste à aller payer des médicaments destinés aux premiers soins chez une dame. L’enseignant s'interroge sur la raison pour laquelle ces médicaments ne peuvent pas être achetés à la pharmacie. Cependant, Il signale que contrairement aux autres années, le Centre a enregistré un changement positif en termes de prise en charge des patients.

Il y a moins d'un mois, dans ce même centre, Daouda, un commerçant de la place était au chevet de sa femme dont l'accouchement a été suivi d'une complication. Ce nouveau papa déplore la faible considération des sages-femmes pour les patientes venues accoucher. « J'étais obligé d'informer la hiérarchie à travers des personnes bien placées pour que le cas de ma femme soit pris sérieusement en compte », regrette le trentenaire. Ajoutant que certaines agents (infirmières et sages-femmes) de santé sont plus préoccupées à gagner de l'argent qu'à s'occuper des parturientes.

Ces évènements indésirables sur les lieux de soins peuvent être des atteintes à la sécurité des femmes en état d'accouchement. Face à ces situations, dans le sillage de la célébration de la journée mondiale de la Sécurité des patients, l'Organisation mondiale de santé (OMS) exhorte toutes les parties concernées à «agir maintenant pour un accouchement sûr et respectueux». Le thème retenu cette année est intitulé : « Soins maternels et néonatals sans risque ». La campagne de cette année vise notamment à l'adoption de pratiques exemplaires sur le lieu des soins afin de prévenir les risques et les conséquences néfastes évitables pour les femmes et les nouveau-nés pendant l’accouchement.

Selon l'OMS, environ 810 femmes meurent chaque jour de causes qui pourraient être évitées en lien avec la grossesse et l’accouchement. En outre, environ 7 000 nouveau-nés meurent chaque jour, soit 47 % de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans. De plus, on compte quelque deux millions d’enfants mort-nés chaque année, dont plus de 40 % meurent pendant le travail.

M. DIAWARA
autho

Mohamed D. Diawara

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