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C’est parti, depuis hier, pour la campagne d’information et de sensibilisation contre les violences basées sur le genre sous le thème : «Investissons dans la lutte contre les violences basés sur le genre pour une participation inclusive au développement».

La cérémonie solennelle de lancement était présidée au Centre des jeunes de Sogoniko par la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Bouaré Bintou Founé Samaké, en présence de nombreux invités.

Les violences basées sur le genre représentent un fléau qui requiert une mobilisation générale de la communauté, des partenaires et des décideurs en faveur de la promotion des droits de la gent féminine.
La violence des hommes à l’égard des femmes doit cesser avec une intervention coordonnée à l’échelle planétaire et l’application de protocoles.

Le phénomène touche de nombreuses femmes et de tous les âges. Les statistiques sur la question font froid dans le dos. Rien que l’année dernière, 243 millions de femmes et filles ont subi des violences sexuelles ou physiques de la part de leurs partenaires. Et cette année, le nombre de cas dénoncés a explosé, témoignant de l’augmentation préoccupante de la violence domestique, de la cyber intimidation du mariage d’enfants, du harcèlement sexuel et de violence sexuelle.

Les défenseurs des droits des femmes pensent qu’il faut agir et vite. Mme Phumzile Mlambo Ngcuka, directrice exécutive d’ONU Femmes, a expliqué que «si seulement, pour mettre fin aux violences commises par les hommes à l’encontre des femmes, il suffisait de trouver un vaccin. Si seulement la réponse apportée à ce mal bénéficiait d’autant de financements que ceux apportés à la Covid-19 et à son impact sur nos sociétés et nos économies.

Imaginer que nous investissions la même qualité de ressources, d’énergie et d’expertise dans la recherche d’une solution durable et globale. Si tous les dirigeants du monde, chefs d’États et de gouvernement, consacraient tous leurs efforts à cette lutte, avant le personnel de première ligne procureur, juge et policiers travaillant à sauver la vie de tant de femmes et filles».

Pour la responsable de l’organisation onusienne, c’est une collaboration de cette ampleur et de cette nature qui serait nécessaire pour éliminer la violence à l’égard des femmes dans tous les pays et à tous les niveaux : communautaire, familial et individuel.

Le Forum génération égalité et ses coalitions d’action multipartites sont le reflet de cette approche cohérente et holistique. Un plan quinquennal est déjà engagé et ambitionne une transformation systématique et durable. Les femmes doivent avoir pleinement accès à la justice. Elles ont le droit de voir les auteurs des abus traduits en justice et de bénéficier d’une véritable politique de prévention à même de freiner ces crimes.

Selon Mme Phumzile Mlambo, les changements culturels qui doivent intervenir sont tout aussi importants, car ils sont la clé pour conjurer la violence à l’égard des femmes. «Nous devons faire évoluer les stéréotypes et les attitudes qui conduisent d’une part à perpétuer le sentiment de honte chez les survivantes, et d’autre part à banaliser le comportement des auteurs de ces crimes ou à les excuser», indique-t-elle.

Nous devons rallier tout le monde à cette cause, y compris le sexe opposé. Après tout, un virus est aveugle, alors qu’un homme ou un garçon peut choisir de ne pas être violent, et la société peut le guider dans cette voie et demande de répondre de ses actes s’il le devient, précise la directrice exécutive de ONU-Femmes.

Pour sa part, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant de la Famille a souligné que la collaboration entre les États, le monde scientifique, la société civile et les industries a véritablement changé la donne face à la Covid-19. Elle a rappelé l’urgence d’assurer le plaidoyer pour une sincère collaboration afin d’éliminer la violence à l’égard des femmes, dans tous les pays.


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Assitan Diarra

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