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Le Réseau africain de lutte contre les discriminations fondées sur le travail et l’esclavage par ascendance dont est membre la Temedt (une ONG de lutte contre l’esclavage), a condamné le 14 septembre dernier, dans une déclaration, l'esclavage par ascendance dans la Région de Kayes.


Selon ce Réseau, depuis 2018, des citoyens qui militent contre la pratique dans les cercles de Kayes, Nioro, Diéma, Yélémané, Kita et Bafoulabé, sont victimes de multiples exactions. Il s'agit notamment, selon l’organisation, d'agressions physiques, confiscation de biens immobiliers, actes de vandalisme, interdictions de séjour, actes de tortures, intimidations, viols et la série continue.


À ce lot de violations des Droits de l’Homme, le Réseau ajoute également l’interdiction d’accès aux services sociaux de base promus par l’État et la collectivité, l’interdiction de fréquenter les foires et les espaces publics et de cultes, le retrait des terres de culture. En 2019, dénonce-t-il, quatre personnes dans le Cercle de Nioro du Sahel ont été « assassinées pour avoir refusé le statut et des conditions d’esclaves ».


Face à ces violences, les organisations membres du Réseau africain de lutte contre les discriminations fondées sur le travail et l’esclavage par ascendance, ont demandé au gouvernement malien l’adoption, « dans le plus bref délai », du « Projet de loi criminalisant l’esclavage et les pratiques analogues au Mali ». Le Réseau a demandé aussi d'identifier, de recenser et de dédommager toutes les victimes afin de les rétablir dans leurs droits.


M. DIAWARA
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Mohamed D. Diawara

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