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Après un mois de suspension, la France, dont plus de 5 000 militaires sont déployés au Sahel, a décidé de reprendre ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes, a annoncé vendredi 2 juillet un communiqué du ministère français des Armées.


"A l'issue de consultations avec les autorités maliennes de Transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de Transition" endossés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), explique le communiqué. Paris a donc "décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier", précise le document.


Le pays avait suspendu sa coopération bilatérale militaire suite aux événements des 24 et 25 mai dernier ayant conduit le colonel Assimi Goïta à la tête de la Transition au Mali, un État crucial pour la stabilité de la région. En réaction à ce deuxième coup de force militaire en moins d'un an, la France avait déclaré en juin suspendre les opérations conjointes avec les forces maliennes, avec lesquelles elle coopère depuis des années contre les jihadistes.


Cette reprise des patrouilles mixtes entre les deux armées intervient également peu de temps après la décision du président Emmanuel Macron d’un prochain désengagement progressif de la France du Sahel. Ainsi, la force antijihadiste française Barkhane va disparaître au profit d'un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l'accompagnement au combat des armées locales. Pour réduire la voilure au Sahel, la France compte beaucoup sur la montée en puissance du groupement de forces spéciales européennes Takuba, créé à l'initiative de Paris pour accompagner les unités maliennes au combat.


« La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales », pour combattre les groupes djihadistes qui sévissent au Sahel, a conclu vendredi le ministère des Armées dans son communiqué.


A.TRAORE avec l'AFP
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Aboubacar Traoré

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