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Les populations du Cercle d’Ansongo, dans le Nord du Mali), ont manifesté, jeudi, pour dire non à l’insécurité qui se manifeste par de multiples vols à main armée, braquages, viols collectifs, assassinats ciblés, enlèvements massifs du bétail et déplacement forcé de population.

“Nous avons décidé, à travers cette marche, d’interpeller la hiérarchie militaire locale régionale et nationale à prendre leurs responsabilités, en ce qui concerne la sécurité et la protection de notre communauté déjà meurtrie par les huit ans d’anarchie et d’injustice”, a dit le porte-parole des forces vives du cercle d’Ansongo, Ibrahim Sadou.

Dans une déclaration, il a indiqué que la circonscription est coupée de Labbezanga et de Gao (Nord) en raison des braquages. Alors que l’axe d’Ansongo demeure la principale voie d’approvisionnement de la Région de Gao, à cause de l’état désastreux de la route Gao-Sévaré. “Les communes de Bourra, Ouattagouna, Tessit, Tin Hamma, Bara, Talataye et Ansongo vivent dans l’angoisse et la désolation”.

PLUS DE SÉCURITÉ.

Les forces vives du cercle d’Ansongo “réclament plus de patrouilles, de mobilité des forces de l’ordre et de réactions face aux exactions que les populations subissent quotidiennement”.

Selon elles, la moitié des populations des localités concernées sont déplacées dans la commune d’Ansongo. Les paysans n’ont plus accès à leurs champs, aux pâturages et aux foires. Pourtant, dans la ville d’Ansongo, il y a la police, l’armée, la gendarmerie, la garde nationale et les forces étrangères. “Leur présence n’a aucun impact sur la population. Elles sont tous cantonnées”, accusent les manifestants.

Toutes les forces vives du cercle, qui sont sorties pour dire “ça suffit”, demandent à l’État d’agir avant qu’il ne soit trop tard. “Nous ne voulons pas de forces de l’ordre cantonnées mais des forces de l’ordre qui agissent avec des patrouilles, des couvre-feu afin que les populations vaguent à leurs préoccupations”, réclament les forces vives.

Avant la marche, le gouverneur de la Région de Gao, le général Sidiki Samaké, a tenu une réunion avec les autorités communales et militaires afin de trouver des solutions. Parmi lesquelles, on retient l’escorte des bus et des camions, de Gao à la frontière nigérienne et des patrouilles.


A. TOURÉ (AMAP-Gao)

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Abdourhamane Touré

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