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Le comité scientifique veillera à ce que les meilleures soient sélectionnées

La 3è édition du concours national Miss sciences au Mali a été lancée jeudi dernier sous la présidence de la conseillère technique du ministère de l’éducation nationale et présidente de la Commission d’organisation, Sylla Fatoumata Cissé. à ses cotés sur le présidium, la représentante de l’Unesco, Dicko Oumou Dicko, la secrétaire générale de la Commission nationale malienne pour l’Unesco et l’Icesco, Pr Diallo Kadia Maïga et Dr Daoulé Diallo Ba, Femme scientifique. On y notait également des figures du monde scientifique malien comme la cheffe du Département de médecine traditionnelle, Pr Rokia Sanogo et l’ancienne ministre, Gakou Fatoumata Ba.

Le concours est organisé en fin d’année (après les compositions) d’abord au niveau des Académies d’enseignement, puis au niveau national à Bamako. Les cibles sont les filles de 10e, 8e, 6e et 3e année, a indiqué Pr Diallo Kadia Maiga.

Le lancement de cette 3e édition est une nouvelle opportunité, notamment à travers les concours régionaux et national, a précisé Dicko Oumou Ba de l’Unesco. L’objectif est de renforcer davantage le plaidoyer pour une meilleure fréquentation des filles dans les filières scientifiques.

La contribution et l’expertise des femmes et filles dans les domaines scientifiques, de la technologie et de l’innovation sont essentielles pour apporter des solutions aux changements qui bouleversent un monde en pleine évolution. « Il faut d’urgence combler l’écart entre les hommes et les femmes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie mais aussi les mathématiques », a-t-elle plaidé. Des études récentes, selon Dicko Oumou Ba, montrent que cette évolution du marché du travail débouchera sur une création de 58 millions de nouveaux emplois.

La présidente de la Commission d’organisation a, à la lumière des leçons apprises lors des deux dernières éditions, déduit que les filles accompagnées et suivies peuvent bien réussir dans les matières scientifiques. Le choix d’une femme modèle comme Marraine qui s’est distinguée dans les matières scientifiques, inspire les jeunes filles qui veulent souvent embrasser la même carrière, a argumenté Sylla Fatoumata Cissé. Aussi, les récompenses de toutes les filles durant la finale ont-elles suscité un engouement chez les élèves et leurs encadreurs, a ajouté la conseillère technique du ministère de l’éducation nationale.

Saluant les efforts déployés par l’Unesco, Sylla Fatoumata Cissé a révélé des innovations faites cette année dans l’organisation du concours. «Auparavant, les Miss étaient choisies sur la base de leur bulletin scolaire. Cette fois-ci, un concours est organisé au niveau de chaque Académie qui permet de sélectionner les cinq meilleures de chaque Académie», a-t-elle explicité. L’autre nouveauté est que les membres du comité scientifique sont désormais repartis dans les différentes Académies. Le but est, selon elle, d’avoir des résultats fiables et s’assurer que les meilleures soient sélectionnées.

La Miss sciences 2018, Ina Yiribéré Coulibaly, a félicité les partenaires pour l’organisation de cette nouvelle édition. Elle a exhorté les jeunes à s’intéresser aux matières scientifiques. Un défilé suivi de la présentation des différentes participantes a mis fin à la cérémonie.

Oumar SANKARÉ

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Oumar Sankaré

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