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Domiciliée à Dioumara., Mme Goundo Keïta est mariée et mère de trois enfants. Elle dirige une association dénommée «Baoulé ». Ce nom est emprunté à la Boucle du Baoulé qui couvre une partie de l’arrondissement de Dioumara-Koussata. Au sein de son association, Goundo Keita s’occupe de la scolarisation des filles et leur maintien à l’école. Elle lutte contre le mariage d’enfants,et l’excision. Elle prône la planification familiale mais son action suscite l’hostilité de beaucoup d’hommes. Certaines femmes sont obligées de se cacher pour aller appliquer leurs méthodes contraceptives.L’association féminine de 75 membres que dirige l’entreprenante Goundo Kéïta, milite depuis des années pour l’abandon des pratiques néfastes dans la Commune rurale de Dioumara. Les femmes se livrent périodiquement aux activités de salubrité dans les rues et dans les marchés. Il est difficile de convaincre les exciseuses à déposer délibérément le couteau, a déclaré Goundou Keita. Elle a revelé qu’il a fallu les intégrer dans l’association, pour impliquer directement ses militantes dans le combat quotidien contre l’excision. Cette nouvelle stratégie, explique-t-elle, a porté fruit. La pratique de l’excision a considérablement diminué aujourd’hui à Dioumara. La sensibilisation n’est pas notre seule activité, explique Goundo Keita. Les adhérentes de son association entreprennentaussi des travaux collectifs.

Pendant l’hivernage, lorsque les eaux de ruissellementcausent des dégâts sur l’espace compris entre la voie bitumée et l’école, ces femmes prennent leur courage à deux mains pour procéder, munies qui de brouette, de pelle ou de pique, au remblayage des trous occasionnés par l’érosion. Dans le cadre de l’hygiène alimentaire, l’association sensibilise les vendeuses de galettes et de légumes. Elles apprennent à couvrir leurs aliments contre la poussière et les mouches.Le programme de prévention et de lutte contre le coronavirus,sensibilise les populations sur le respect des mesures barrières.

L’associationdispose d’une parcelle de terrain pour le maraîchage.Elle a besoin de grillage de clôture, pour mettre le périmètre à l’abri de la divagation des animaux. La campagne contre le mariage d’enfantsa le soutien de la mairie de Dioumara pour endiguer ce fléau, qui compromet dangereusement l’avenir des filles. Malgré son emploi du temps surchargé, Goundo Keita parvient à s’occuper de son mari et de leurs enfants. Elle juge intolérable de laisser une servante s’occuper de son mari. Selon Goundo Keita, la situation sanitaire impose des restrictions dans les regroupements.

Ouka BA
Amap-Diéma

autho

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