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Ce protocole d’accord permet de créer des espaces pastoraux pour les cultures fourragères

L’Office du Niger a mis à la disposition de la Fédération nationale des professionnels de la filière bétail/viande du Mali (Febevim) une superficie de 75.000 hectares extensibles à 280.000. Les deux parties ont signé hier la convention de concession de ces espaces pastoraux dédiés à l’aménagement dans la zone de l’Office du Niger. La cérémonie a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. C’était en présence du président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté et du président de la Febevim, Aboubacar Ba.

Le présent protocole accord paraphé s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action quinquennal de la Febevim. Pour son président, l’attribution de ces 75.000 hectares de terres extensibles à 280.000 permettra de résoudre beaucoup de maux qui minent le secteur de l’élevage. «Le retour des 5 millions de têtes de nos bovins qui résident dans les pays frontaliers verra enfin le jour si ces espaces sont bien aménagés», a argumenté Aboubacar Ba.

Au-delà, il contribuera à rehausser le niveau de vie des populations en réduisant les coûts de certaines denrées de grande consommation, sans compter sa contribution à l’économie nationale. «L’aménagement de ces espaces contribuera à l’approvisionnement des centres villes en bovins de qualité et réduira non seulement le prix de la viande mais aussi l’insécurité et les conflits entre éleveurs et agricultures. Il créera des emplois pour les femmes et les jeunes, et luttera contre la pauvreté et la malnutrition», a-t-il expliqué.

La signature de ce protocole d’accord, qui fait suite à celui signé le 27 juillet dernier à Ségou entre le Conseil régional et l’Office du Niger portant sur 73.000 hectares, conforte une fois de plus les potentialités des productions animales, a confirmé le ministre délégué chargé de l’Élevage et de la Pêche. «Ces différentes cessions s’inscrivent dans la droite ligne de la Politique de développement agricole, de l’élevage et du Plan national d’investissement dans le secteur agricole», a expliqué Youba Ba.

Ce qui ouvre, selon lui, la voie à la Febevim pour la réalisation d’investissements importants en matière de pastoralisme. Toute chose qui contribuera à booster les chaînes de valeur des filières animales dans notre pays, a noté le ministre Ba. En la matière, a-t-il souligné, la mise en valeur de cet espace de 75.000 hectares aura un impact important sur les conditions de vie des pasteurs et agropasteurs.

Car, a argumenté Youba Ba, l’aménagement de ces terres permettra de lever certains défis majeurs. Il s’agit, entre autres, selon lui, de l’insuffisance alimentaire pour le bétail, le déplacement massif du bétail et des éleveurs vers d’autres pays, la diminution de l’offre en produits animaux pendant la soudure. S’y s’ajoutent la faible qualité des productions animales et les conflits inhérents à l’exploitation des ressources naturelles opposant agriculteurs et pasteurs de la Région de Ségou.

Pour ce faire, ces superficies permettent la création d’espaces pastoraux aménagés et irrigables pour les cultures fourragères pérennes, rendant disponible la bonne alimentation pour le cheptel en toute saison, l’installation de «ranchs» pour l’intensification de la production bovine de boucherie de qualité.

Offrant ainsi de bonnes perspectives de production de viande de qualité propice à l’exportation, a-t-il espéré. Il sera également possible d’y installer une industrie de transformation créatrice d’emplois salariés ruraux pour les femmes et les jeunes.

Le ministre délégué en charge de l’Élevage a attiré l’attention de la Fbevim sur la nécessité d’une gestion concertée et inclusive de cet espace.



Babba B. COULIBALY

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Babba B. Coulibaly

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