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Si l’idée d’aller vers la création d’un Organe unique et indépendant chargé de l’organisation des élections fait son chemin depuis un moment dans notre pays, force est de reconnaître la difficulté pour les autorités de la Transition de fédérer l’ensemble des acteurs autour de la question.

C’est du moins ce qui ressort des conclusions du rapport général de l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’Organe unique de gestion des élections (OGE) tenu les 29 et 30 juin derniers au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La rencontre regroupait la crème des acteurs du processus électoral dans notre pays, notamment l’administration, les partis politiques, la société civile ainsi que les experts nationaux concernés.

C’était sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. L’atelier visait à dégager un consensus définitif sur la possibilité de mettre en place l’OGE pour la conduite des différents scrutins prévus pour la Transition.

Ainsi, les conclusions du rapport général de la rencontre indiquent qu’au terme des deux jours de travaux, les participants sont unanimes pour la création d’un Organe unique et indépendant chargé de la gestion des élections. Toutefois, « pour diverses raisons évoquées, notamment le délai restant de la Transition, une large majorité des participants estime que son effectivité ne sera pas possible », note le document.

À ce propos, les participants, à la quasi-unanimité, « proposent l’organisation des élections de fin de la Transition par les structures existantes : ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), Délégation générale aux élections (DGE), Commission électorale nationale indépendante (Ceni)», en renforçant les missions de cette dernière structure.

Par ailleurs, ils recommandent de diligenter l’adoption de l’avant-projet de loi électorale issu de l’atelier tenu du 3 au 7 mai 2021 qui prévoit dans ses dispositions diverses, la création de l’Organe unique et indépendant chargé de l’organisation et de la gestion des élections. Ainsi, la promulgation de cette loi électorale consacrera la création formelle dudit organe qui s’imposera au nouveau pouvoir sorti des urnes, conclut le document.


Aboubacar TRAORÉ

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Aboubacar Traoré

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