single

La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence est à pied d’œuvre pour faire respecter les tarifs indicatifs. Les commerçants récalcitrants encourent des sanctions

Le gouvernement a pris des mesures pour atténuer l’augmentation des prix à la consommation. Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boucadary Doumbia, a rencontré, lundi dernier, la presse pour donner de plus amples informations sur ces mesures, ainsi que les actions entreprises pour renforcer le dispositif de contrôle concernant le respect de l’effectivité des prix indicatifs.

À l’entame de ses propos, le patron de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a rappelé les efforts fournis par les autorités pour baisser les prix de la viande et de l’huile alimentaire qui ont pris l’ascenseur. Selon Boucadary Doumbia, sur 13 produits alimentaires de première nécessité suivis par le gouvernement à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce, 8 font l’objet d’un accompagnement.

Concernant la réduction du prix de l’huile, il dira que le gouvernement à travers le ministère de l’Economie et des Finances a déjà accepté de donner son accord pour la réduction de moitié de la valeur en douane servant pour le calcul des droits. Il a assuré que les importateurs ont désormais la possibilité d’importer l’huile alimentaire partout à travers le pays en payant moins de droits au cordon douanier.

Pour ce qui concerne la viande, dira-t-il, les négociations avec les acteurs de cette filière sont en cours. «Le gouvernement a proposé aux trois syndicats des bouchers, une subvention directe de deux mois sur le nombre de têtes abattues. La proposition du gouvernement vise à ramener le prix du kilogramme de la viande avec os de 2800 Fcfa à 2300 Fcfa, soit une baisse de 500 Fcfa», a-t-il expliqué, avant d’ajouter que par rapport à la filière de la viande, le Premier ministre a instruit le ministre du Développement rural, le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce et celui de l’Economie et des Finances d’œuvrer le plus vite possible pour y trouver une solution.

Par ailleurs, Boucadary Doumbia a indiqué que le ministère en charge du Commerce a entrepris des actions pour le renforcement du dispositif de contrôle de la DGCC concernant le respect de l’effectivité des prix indicatifs. «Si les choses ne vont pas au sens voulu et à très court terme, nous allons solliciter l’appui de la police et de la gendarmerie pour appuyer nos équipes qui œuvrent inlassablement sur le terrain afin de faire respecter les prix», a-t-il prévenu.

Reconnaissant que ses équipes ne peuvent pas être partout dans le pays, le patron de la DGCC a demandé l’accompagnement de l’ensemble de la population à travers les plaintes et les dénonciations. «Nous avons mis à la disposition de l’ensemble de nos services techniques des numéros que les consommateurs peuvent appeler en cas de manquement. Déjà après une semaine de suivi de marché, nous sommes aujourd’hui arrivés à la phase de répression», a-t-il expliqué.

Boucadary Doumbia a indiqué aussi que les contrôles se poursuivent nuit et jour pour pouvoir revenir aux prix conventionnels fixés pour le ciment. Pour les autres produits, il a assuré que les prix indicatifs plafonds sont respectés à 90%. A titre illustratif, il a indiqué que le sac de 50 kg du riz subventionné, le riz brisure non parfumé, est vendu entre 17.000 et 17.500 Fcfa.

Quant au sucre, rappellera-t-il, le kilogramme est vendu à 500 Fcfa.
Le directeur général a pris aussi l’exemple sur le prix du pain qui avait défrayé la chronique il n’y a guère longtemps. «Aujourd’hui à travers tout Bamako, vous avez la miche du pain de 300 grammes à 250 Fcfa, mais avant que cela ne se stabilise, il a fallu des efforts immenses de la part de tous les acteurs pour atteindre ce résultat», a-t-il soutenu.


Amadou GUÉGUÉRÉ

autho

Amadou Guéguéré

ARTICLES CONNEXES

VOIR TOUT

TWITTER