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Le Comité interministériel de suivi des réformes du climat des affaires au Mali a tenu jeudi à la Primature sa 7è session sous la présidence du ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang. C’était en présence du chef de la Cellule technique des réformes du climat des affaires (CTRCA), Soumaguel Mohamadou Maïga et des secrétaires généraux des différents ministères concernés.

Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre de cette rencontre de ce cadre de concertation intergouvernementale, notamment l’examen et la validation de l’état de mise en œuvre du Plan d’action Doing Business 2020 pour le Mali et du Plan stratégique et opérationnel 2021-2023 des réformes du climat des affaires au Mali.

«J’ai constaté que tous les ministères sont engagés pour améliorer le climat des affaires d’une manière générale et l’image du Mali pour que nous puissions attirer davantage d’investisseurs, pour permettre d’accélérer le développement de notre pays», a déclaré le ministre Harouna Niang à la fin de la réunion. Il a précisé que cette session était une étape vers la tenue du Comité mixte, cadre de dialogue État/secteur privé, où seront indiquées les mesures prises pour faciliter les investissements au Mali.

Il faut rappeler que le Comité mixte de suivi des réformes du climat des affaires état/secteur privé a été crée auprès du Premier ministre par le décret n° 2015-0117/ PM-RM du 25 février 2015. Il a pour missions d’impulser, contrôler, suivre et d’écrire la mise en œuvre des réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires au Mali. Il comprend des représentants du secteur public (des membres du gouvernement), des représentants du secteur privé (premiers responsables des organisations faîtières du secteur privé), le chef de file du Groupe thématique secteur privé des Partenaires techniques et financiers (PTF).

Selon une note d’information, notre pays a engrangé entre 2010 et 2017 plus de 100 points à travers les indicateurs suivants : la facilitation de la création d’entreprises (avec un gain de 40 places), l’octroi du permis de construire (+ 25 places), le transfert de propriété aux entreprises (+ 12 places), la réglementation du commerce transfrontalier (+ 12 places). S’y s’ajoutent les progrès en matière de protection des investisseurs (+ 4 places), l’exécution des contrats (+ 22 places) et la facilitation de la fermeture d’entreprises (+ 10 places).

Mais depuis 2016, les deux Comités (mixte et interministériel) ne tiennent plus de session, déplore-t-on dans la note. Ce qui n’est pas sans conséquences sur le classement du Mali au Doing Business de la Banque mondiale, et in fine sur l’attractivité des investissements directs étrangers au Mali. En témoigne le recul significatif constaté dans la dernière édition du rapport Doing Business de la Banque mondiale. Le Mali est passé de 145è en 2019 au 148è rang mondial en 2020 sur 190 économies, 5è me dans l’espace Uemoa avec 52,9/100 de score contre 53,50/100.

Babba B. COULIBALY

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Babba B. Coulibaly

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